10000 morts

 

10 000 morts

Encore un des jours les plus cons.

Catherine de Médicis s’oppose à la guerre que Charles IX, influencé notamment par Gaspard de Coligny, protestant, envisage contre l’Espagne.

En amont, Catherine de Médicis, qui, nous enseigne-t-on, cherche à maintenir la paix entre catholiques et protestants, organise le 18 août le mariage de sa fille Marguerite de Valois, catho, avec Henri de Navarre, protestant. À l’occasion de ce mariage, de nombreux invités, protestants notamment, sont présents à Paris. Coligny et plus de 200 gentilshommes protestants sont encore dans la capitale.

Le 22 août, un attentat est commis contre Coligny. Il survit, mais l’attentat provoque une grave crise. Et il semble — c’est en tout cas l’une des hypothèses les plus cohérentes — que Catherine de Médicis, craignant que l’enquête promise par Charles IX ne remonte jusqu’à elle et aux Guise, parvienne à convaincre le roi que les protestants vont chercher à se venger.

Charles IX décide alors de faire éliminer les principaux chefs protestants encore présents à Paris. C’est dans la nuit du 23 au 24 août que commencent les massacres de la Saint-Barthélemy.

Si l’élimination des principaux chefs protestants a bien été décidée au plus haut niveau, le « bon peuple », aidé ou encouragé par certaines autorités locales, va ensuite massacrer les protestants, et pas seulement à Paris.

On estime généralement à plusieurs milliers — autour de 10 000 selon certaines estimations — le nombre de morts parmi les protestants dans l’ensemble des massacres de la Saint-Barthélemy et de leurs prolongements.

Le bon pape Grégoire XIII, successeur de l’apôtre Pierre et chef terrestre de l’Église catholique, s’il n’est évidemment pas l’instigateur direct des massacres, se félicite de la nouvelle qu’il considère comme une victoire sur les hérétiques. Il fait frapper une médaille commémorative

et, plus encore : Grégoire XIII fait célébrer un Te Deum à Rome pour ce qu’il considère comme une victoire catholique.

Il fait également réaliser au Vatican, par Vasari et son atelier, des fresques représentant les événements de la Saint-Barthélemy.

Une gouute d’eau dans la longue lignée des exactions perpétrées par ou au nom de la royauté, de l’Église catholique.

D’Ginto Nick

 

 

 

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