Le fond ou la forme?

Le fond ou la forme

Je viens de vivre un épisode révélateur : dans notre pays, beaucoup ne s’intéressent plus au fond, mais uniquement à la forme.
Les médias, inféodés au néo-fascisme rampant, ont tellement lavé les esprits que le débat d’idées a disparu.

L’exemple Mélenchon est flagrant : on l’attaque pour son caractère, jamais pour ses idées. Son programme, écrit, public, contrôlable, effraie trop les animateurs, « experts » et « journalistes » qui préfèrent le dénigrer. Ils ne font plus d’information, ils la forment d’après les consignes de quelques milliardaires, de quelques politiques, de Jupiter.

Illustration locale

À la suite du décès brutal du président de notre communauté de communes, il reste six mois avant les élections. Le premier vice-président, légitime pour assurer l’intérim, aucun nouveau projet me peut être instruit, se propose naturellement de poursuivre jusqu’au terme de la mandature.
Mais à peine le décès annoncé, l’ancienne équipe battue revient à la charge, relançant les manœuvres et les divisions.

Écœuré, j’ai adressé aux conseillers élus un courrier rappelant que la transition aurait pu se faire dans la sérénité.

« Bonjour,

Veuillez trouver ci-joint les réflexions d’un citoyen de la CDC PBD, atterré par ce qu’il entend.

Nous aurions pu imaginer qu’au décès de Christophe Deffreix, l’on fit preuve de retenue. Nous aurions pu imaginer que la réinstallation du bureau ne serait qu’une formalité, sachant que dans six mois la mandature sera terminée, et que la transition aurait pu se faire en douceur.

Il n’en est rien. L’équipe de Lablachère recommence ses manœuvres : son casus belli encore en travers de la gorge, M. Laporte, via M. Berres, réinstalle une ambiance, certes démocratique, mais clivante.

Un autre fait marquant reste que certains conseillers communautaires font semblant d’oublier que le vote est secret et se réfugient derrière la formule, « je suis obligé de voter pour lui sinon…. »!!!

J’espère que l’intelligence va l’emporter et que nous allons terminer cette mandature tranquillement. »

La réaction

Je m’attendais à un débat sur le fond.
Résultat : quelques soutiens, mais les critiques n’ont porté… que sur la forme.
On m’a reproché d’avoir utilisé une liste d’adresses « personnelles », de « ne pas être élu », d’avoir commis une « intrusion ».

Bref, aucune réponse sur le fond. Seulement du mesquin, du procédurier, du petit.
Ceux-là mêmes qui refusent que les citoyens s’expriment, et qui — hélas — sont aussi ceux qui votent.

Pauvre France, beau pays dans mon enfance !