allo maman bobo

 

D’aucuns s’étonnent de quelques propos que j’ai publiés récemment, mais vous comprendrez mieux quand je vous aurai dit :

La trilogie de ce qui a façonné ma vie :

Aimer, tout et surtout l’autre, celui qui n’est pas de la même couleur que moi, celui qui a une religion, celui qui est bête comme ses pieds, celui qui est bon. Aimer et pardonner, non sans punir.

Apprendre, de l’autre et de moi, de l’animal, de la planète, et admettre l’éphémère, l’obsolescence, quand elles sont naturelles et qu’elles nous sauvent de l’étouffement, de la routine.

Détester, haïr, quel mot pour dénoncer l’incommensurable souffrance qui illustre le genre humain ?

Sur l’échelle de la souffrance arrive en tête, sur l’échelle de maux forts, la souffrance des enfants, que nous, adultes, sommes censés protéger, soutenir, puis celle des femmes, humiliées, marginalisées pendant des décennies et souvent encore, puis la souffrance masculine, puis animale.

N’oublions pas la souffrance de la planète, qui s’exprime de plus en plus violemment.

La souffrance des uns, des autres, des anciens, des contemporains emplit ma tête, hydrocéphale de la souffrance, les larmes toujours prêtes à jaillir. Il faut que j’entrouvre le barrage, de temps en temps.

Je me contente de l’histoire. La souffrance contemporaine, ai-je besoin de la raconter ?

La souffrance n’est pas que physique, la preuve : je vais bien et je n’ai pas mal.

J’ai mal aux sentiments.

J’ai mal aux idées.

D’Ginto Nick

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