les animaux malades de la Poste.

 

Certainement issus des rangs des écoles de commerce, formatrices de bons et loyaux serviteurs du christianisme pour certaines et du capitalisme pour toutes, les gestionnaires de La Poste affichent enfin leurs objectifs concernant les bureaux de poste.

Pour ce qui nous concerne directement et si, égoïstement, nous nous contentons de la CDC Beaume-Drobie, l’objet est la suppression, d’ici fin 2027, des bureaux de poste de Valgorge et de Lablachère ! En contrepartie, l’arnaque des agences postales communales.

J’ai personnellement alerté la municipalité de Lablachère pendant mon très court passage en tant que conseiller municipal en 2017, sous la mandature Tourel/Laporte, avec un dossier complet de résistance aux méthodes de La Poste, préparatoires à la tentative, déjà programmée, de supprimer le bureau de poste de Lablachère.

Dossier resté dans les oubliettes avec ceux du Grand Débat organisé par le petit Macron.

Je dois avouer que je n’ai pas réussi à amener le collectif E.G.A.L. à s’intéresser au problème de La Poste, sous la mandature Laporte.

La Vieille Dame

Et oui, je vous parle d’un temps que les jeunes de vingt ans ne peuvent pas connaître.

La Vieille Dame, c’était le nom donné à La Poste par ses employés et par le public, respectueusement, vu son grand âge.

Je vous la fais courte : elle démarre en 1477 entre les mains du roi Louis XI pour porter les messages royaux, devient un service public respecté pour terminer aujourd’hui, comme le reste, entre les mains de capitalistes avides dont le maître mot est rentabilité.

Nous savons tous ce que cela veut dire : exploitation du personnel, privatisation, suppression des secteurs non rentables.

La Poste a connu les chevaux, les relais de poste, dont l’un d’entre eux est resté célèbre, celui de Varennes, que Louis XVI n’atteindra jamais, arrêté qu’il fut avec sa famille, après que la reine fut reconnue par Jean-Baptiste Drouet, maître de poste de Sainte-Menehould.

La Poste a connu les trains postaux, avec ses ambulants ; elle a connu l’aéropostale, le receveur des postes, des fois aussi important que le maire, le curé, l’instituteur et le médecin dans les petits villages.

La poste a connu Jacques Tati, le facteur Cheval.

La Poste fut un élément essentiel, comme les employés des lignes EDF et de l’eau, d’un réseau social informel.

Le facteur s’arrêtait là pour prendre des nouvelles du papé, même sans courrier ; s’arrêtait ici pour apporter des médicaments, ou encore pour boire un coup ou manger dans une famille.

Dans le cas de catas climatiques, le facteur était toujours là pour s’inquiéter des citoyens de son secteur.

Chez moi, à Sanilhac à l’époque, le célèbre Bébert rentrait jusque dans ma chambre où j’étais avec ma compagne, en criant : « Il fait beau, hein ! », qu’il pleuve ou qu’il vente.

« Monsieur Levecque, pas loin de l’église. » Une lettre, même libellée de façon énigmatique, pouvait arriver.

« On n’attend pas le facteur pour le facteur, on l’attend pour ce qu’il apporte. Et pourtant, quand il ne vient pas, c’est lui qui nous manque. »

Tout ça, terminé. Le moindre service, dans le temps informel et gratuit, est aujourd’hui payant. Les tournées étant ce qu’elles sont, les préposé·es n’ont pas le temps et, curieusement, dès qu’ils deviennent un peu familiers, disparaissent ailleurs.

Bref, la Vieille Dame est comme la Cinquième République, moribonde.

Mais ce n’est pas une raison pour, une fois de plus, arnaquer les citoyens.

Le bureau de poste, un élément du territoire

Un bureau de poste n’est pas un bâtiment posé au hasard.

Un travail exemplaire fût réalisé par La Poste, et oui, tout arrive : c’est celui des codes postaux.

La Poste aurait pu se contenter du code INSEE des communes, créé en 1943. Que nenni ! La Poste a codifié les communes, à l’intérieur du département, en fonction des populations et des problèmes de mobilité, facilitant ainsi la distribution du courrier et l’accès des usagers aux services postaux.

Ainsi, si nous regardons la CDC Beaume-Drobie, elle est constituée par des villages sous trois codes postaux :

07230

07260

07110

Le total de la population à l’époque où j’ai monté le dossier est de 10 655 citoyens.

4 137 pour 07230.

4 040 pour 07260.

J’ai retiré Rosières du 07260, sachant que ce village, 1 330 habitants, a un bureau de poste, un centre de tri…

Je laisse de côté le 07110, 1 148 habitants, partagé entre la CDC Beaume-Drobie et Val de Ligne.

Il faut noter que Joyeuse est à 3 km de Rosières, que Joyeuse périclite, suite à l’implantation de la zone commerciale et artisanale de Rosières, et que Joyeuse est à 3,3 km de Lablachère, que Lablachere se dynamise lentement et chose notable, sans l’aide jusqu’à hier de la municipalité.

Si donc nous tenons compte de la mobilité, de la population, de la dynamique des communes, le bureau de poste à privilégier est celui du 07230, c’est-à-dire Lablachère.

On peut ajouter que la population de ces deux villages est également éclairante : Lablachère, INSEE 2 193 habitants, et Joyeuse, 1 811.

Pourquoi Lablachère plutôt que Joyeuse ?

Les méthodes de La Poste étaient, à l’époque, des plus détestables : fermeture intempestive, déplacement de personnel, horaires et jours changeants, refus d’installer un DAB, suppression de la présence des conseillers postaux.

Le résultat fut une désaffection du bureau au profit de celui de Joyeuse.

Étonnant, non ?

Aujourd’hui, je ne souhaite pas la fermeture du bureau de Joyeuse.

Mais qu’est-ce qui peut conduire La Poste à proposer de supprimer le bureau de Lablachère plutôt que celui de Joyeuse, à part la politique des maires de ces deux communes ?

Il me semble donc impératif que le conseil municipal se mobilise pour conserver son bureau. Un beau challenge pour notre conseil,

Et les agences postales ?

Je ne vous parle pas des agences postales, que La Poste ose encore comptabiliser dans ses effectifs publicitaires.

Je laisse le soin aux élus de voir les avantages et les inconvénients d’une agence postale en étudiant notamment :

  • continuité du service public ;
  • formation du personnel ;
  • horaires ;
  • pérennité ;
  • personnel ;
  • répartition des coûts sur les communes rattachées ;
  • gestion quotidienne ;
  • coût pour la commune ;
  • services postaux et services bancaires ;
  • présence locale ;
  • souplesse ;
  • attractivité du centre-village.

En regardant ce que la prime offerte par La Poste permet de rémunérer comme personnel.

En tenant compte également de la perte du loyer que doit payer actuellement La Poste (à vérifier).

Il faut aussi tenir compte de la présence d’Orange dans le bâtiment de la Poste.

Je profite de la présente pour lancer une autre alerte, que j’ai déjà tenté sans succès avec E.G.A.L, la fusion de communes, que Joyeuse va certainement promouvoir avec un trio Joyeuse Rosière Lablachère, qui à mes yeux est une catastrophe pour les petites communes de la CDC, une fois de plus, je suis pour une fusion, si besoin est, mais géographique, humaine, basée une fois de plus sur les codes postaux.

Une commune Lablachere et le 07230,

une commune joyeuse et le 07260

une commune Rosières.

Une commune Valgorge et une partie du 07110. cette commune pourrait également être rattachée à la CDC Val de Ligne

D’Ginto Nick Pâta Meir.

 

De D’Ginto Nick à Jack Daniel.

Cette nuit, j’ai regardé l’émission dont tu as parlé.

Moi aussi, je me suis régalé : le ton, les blagues… Mais j’ai trouvé l’émission un peu longue et assez obscure sur la dette.

Mais, comme d’habitude, c’est un discours à l’attention de gens convaincus. Et, hélas pour moi, sur 1 h 40, pas un mot sur la VIe République ni sur l’Assemblée constituante.

Les troupes « lfistes » ne sont pas armées pour promouvoir cette idée . Sans la VIe République, qui peut fédérer beaucoup d’incertains et de jeunes, je pense que nous allons au casse-pipe. Le capitalisme financier et numérique a toujours une longueur d’avance.

Il faut s’adresser aux gens qui ne votent pas, non pas par idéologie, mais à cause des candidats qui, de façons certes très différentes, promettent tous de tout régler. Les gens en ont ras-le-bol. Je suis certain qu’il faut secouer le cocotier et en ramasser les noix.

Je ne sais pas comment exprimer mon désarroi.

La tentative qu’il fait pour expliquer, sinon justifier, sa présence au « débat » organisé par le Medef est maladroite. Et je pense qu’il doit regretter de ne pas avoir été un Mélenchon agressif, mordant, surtout envers le patron du Medef, souriant tout au long du « débat ».

Si nous devons convaincre d’autres citoyens de voter Mélenchon, c’est en mettant en avant la VIe République, la Nouvelle France, qui permettra de faire tout ce que propose L’Avenir en commun, accompagnée de deux ou trois sujets basiques qui intéressent tous les Français, à choisir parmi : la retraite, la santé, la petite enfance, les transports, la fin du mois, le prix des fluides, le logement décent.

Il faut reprendre la campagne comme une campagne qui démarre, pas comme une campagne qui se termine. Il faut laisser aux crétins des médias néofascistes le choix de ne parler que du deuxième tour.

Il faut gagner notre place au deuxième tour, et je rêve d’un débat Le Pen-Mélenchon.

Attention, tout n’est pas réglé, et la Cour de cassation a un gros dossier entre les mains. Le Pen n’​a pas complètement​ le cul sorti des ronces.

Tu as raison, il y a du Meslay dans l’air.

​D’Ginto Nick Pat aHmer

PS:  a non pas PS.

NB:Nous devisons de conserves sur l’émission YouTube de Méluche le 2 septembre 2026

Vive la Nouvelle Hongrie!

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20 ans de pouvoir

Depuis 2010, Victor Orbán a cherché à bâtir autour de lui une Hongrie à sa botte, nationaliste, conservatrice, très centralisée entre ses pattes et celles du Fidesz, son parti, méfiante envers l’Europe et proche de la Russie.

Orbán place la nation hongroise et sa souveraineté au-dessus de l’intégration européenne. Cette attitude est accompagnée d’une politique hostile à l’immigration, d’une défense des valeurs chrétiennes, d’une politique restrictive sur les questions de genre et les droits LGBTQI.

Il a, depuis 2010, profondément modifié la Constitution et le fonctionnement des institutions, affaibli l’indépendance de la justice, les médias, les universités et les contre-pouvoirs.

Il a eu une politique très souverainiste, mais en faisant profiter les entreprises proches du pouvoir.

Il a quelques succès d’apparat, qui tous traînent de grosses contreparties :

Forte hausse des salaires, mais inflation importante ; mesures très favorables aux retraités, mais sans financement ;

Impôts favorables aux familles et aux travailleurs, en contrepartie d’une TVA lourde.

Le système de santé est une cata, le logement a vu des aides importantes, mais des prix très élevés, les inégalités sont flagrantes et, malgré l’amélioration réelle du niveau de vie, la Hongrie est en retard sur l’Europe occidentale.

Seize ans, c’est long.

Et puis, badaboum ! Une éclaircie dans le ciel néo-fasciste qui nous obscurcit : le système Orbán est battu, et bien battu, en avril 2026, par le parti TISZA, le parti de Péter Magyar.

TISZA obtient environ 53 % des voix et une majorité des deux tiers au Parlement.

Feu de paille ? Pour l’instant, non.

Péter Magyar devient Premier ministre le 9 mai 2026 et, contrairement à beaucoup de nos guignols, le gouvernement s’attaque à satisfaire ses promesses, retrousse ses manches et attaque le démantèlement du système Orbán, son emprise sur la justice, les médias et les entreprises publiques.

L’anticorruption cavale, les banques sont sous le microscope. La Hongrie va pouvoir, si tel est son désir, soutenir les actions contre la Russie, bloquées jusqu’alors par la Hongrie. Les universités retrouvent progressivement leur autonomie, après avoir été placées sous le contrôle de fondations proches du pouvoir Orbán…

Péter Magyar sait de quoi il parle : par sa famille omniprésente en politique, par sa présence aux côtés de Viktor Orbán. Ce n’est pas un extrême gauchiste. Il donne, pour l’instant, l’impression d’une grande honnêteté et d’un grand volontarisme. La suite est entre ses mains et celles des Hongrois, qui ont voté à 80 %.

Mais attention : il ne faut pas faire le parallèle avec quelques-uns de nos bouffons, ex-Premiers ministres.

 

Tout cela pour dire : pourquoi attendre seize ans ?

Cinq ans avec les rétrécis du RN, ou des remparts contre le RN, nous savons ce qui nous attend !!!!

Votons, rassemblons-nous ! Votons pour la Sixième République et pour L’Avenir en commun comme programme pour la Nouvelle France.

je dis nouvelle France, parce qu’une fois la sixième République instituée, La France ne saurait être Insoumise!

Un dernier mot, pitié monsieur Macron, fermez-la, inaugurez, faite du jet ski, faites joujou avec vos copains de la finance, lâchez votre hochet, préparez vos futures interventions dans le monde, accompagné de votre magnifique bilan.

D’Ginto Nick Pat Hamer.

 

Miracle ! Les spécialistes, les esperts de l’audiovisuel recouvrent soudain la vue et l’ouïe.

 

…..étaient-ils mal entendants, mal voyants ou sont-ils de petits néofascistes à la botte des milliardaires, du capitalisme, de la finance. Les grands animateurs, experts de tous poils, sondeurs, commencent à faire dans leur froc : leurs discours, leur intox, changent, leur hivernage est-il terminé, c’est le moment de trouver de l’ail des ours.

Soudain, ils découvrent que LFI a un programme. (En passant, ils ne disent plus le programme de Mélenchon, mais celui de LFI.) Notons qu’à chaque fois qu’ils parlent du programme de LFI, ils s’empressent de parler du programme du RN.

Ils sont passés de ‘Mélenchon, antisémite, à la tête d’un mouvement d’extrême gauche, islamo-gauchiste, soutien du Hamas’ à « Monsieur Mélenchon ».

Le résumé de ces petits esprits, « La plupart des candidats déclarés sont dans la posture, les bilans, les généralités, les discours politiques classiques, mais ce n’est plus ce qu’attendent les Français, ils attendent un programme. LFI et le RN sont les seuls à afficher un programme », cache le message subliminal que j’évoquais récemment,  « attention français-es, c’est ce que vous risquez d’avoir au deuxième tour si vous ne votez pas Edouard Philippe ».

Pour bien fixer les esprits de ces rétrécis du bulbe, ces « journalistes », animateurs, sondeurs et experts de pacotille, je vais tenter de proposer le cheminement qui a conduit à LFI à sa création, et à son programme.

Les grandes étapes :

  • Le PRS, Pour la République Sociale, est lancé par Mélenchon en mai — encore ! — 2004, alors qu’il est encore au PS, afin de replacer les valeurs républicaines et la gauche sociale au cœur du débat et de s’opposer au tournant libéral du PS.
  • En 2005, le PRS anime une campagne pour le Non au référendum.
  • La bande à Mélenchon quitte le PS en 2008 et, en 2009, le PRS se dissout pour participer à la fondation du Parti de Gauche, notamment avec François Delapierre, son ami et futur délégué général du PG.
  • En 2012, c’est la sortie du programme L’Humain d’abord, programme du Front de gauche et de son candidat commun Jean-Luc Mélenchon. Le Front de gauche réunit alors notamment le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire.

Et c’est déjà dans L’Humain d’abord que figure noir sur blanc la volonté de convoquer une Assemblée constituante pour fonder une VIe République. La Sixième République n’est donc pas une idée apparue récemment : elle est inscrite dans le programme dès 2012.

La suite, c’est la rédaction, à partir du programme L’Humain d’abord, du programme L’Avenir en commun, en 2016, avec la création de La France insoumise en février 2016.

C’est donc une construction lente, une évolution réfléchie, de 2004 à 2016. Ce n’est pas vraiment une révolution, comme les petits esprits le suggèrent, c’est un choix de mode de vie, qui s’appuie sur, la participation citoyenne, le partage équitable des responsabilités, des richesses, sur l’état, ses représentants, ses législateurs, responsables de leurs actes, devant les citoyens, la justice.

La mise au point du programme

  • L’Humain d’abord (2012)
  • L’Avenir en commun (2016-2017)

Février 2016 : lancement du travail programmatique.

La plateforme de la campagne recueille environ 3 000 contributions individuelles.

Des auditions sont organisées auprès d’universitaires, d’experts, de syndicalistes, de professionnels et des organisations politiques qui soutiennent la démarche. Une première série compte 16 auditions d’experts.

Ces contributions et auditions servent à réécrire et enrichir L’Humain d’abord. Une première rédaction est ensuite soumise à discussion.

À l’automne 2016, le texte est soumis pour consolidation aux personnes ayant soutenu la candidature de Mélenchon.

La version consolidée est ensuite présentée à la Convention de Lille des 15 et 16 octobre 2016. Plus de 77 000 personnes approuvent alors son contenu.

Publication du programme définitif en livre chez Le Seuil, le 1er décembre 2016, sous le titre L’Avenir en commun – Le programme de la France insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

L’Avenir en commun actualisé (2020)

Son partage, son utilisation :

L’Avenir en commun 2022 / Union populaire

En 2022, le texte sert également de base au programme partagé de la NUPES .

En 2024, au programme commun du Nouveau Front populaire.

En 2025, L’Avenir en commun devient le programme de la Nouvelle France. La version 2025 est explicitement présentée comme « le programme de la Nouvelle France » et conserve notamment la proposition de réunir une Assemblée constituante pour passer à la VIe République.

Alors, bande de rétrécis, où étiez-vous en 2012, 2016, 2017, 2020, 2022, 2024, en 2025 et jusqu’à hier ?

Vous avez raison d’avoir les jetons, car si la gauche gagne, aucun cadeau ne sera fait aux larbins. Quand je parle de gauche, je parle de cette gauche qui, en compagnie de LFI,  présentera un·e candidat·e de la Sixième République, initiateur d’une Assemblée constituante.

Je garde quand même l’espoir que les derniers vrais citoyens de gauche, vont réagir et envoyer bouler leurs leaders, simplement accrochés comme des moules sur un rocher, et comprendre qu’être les artisans de la victoire de Philippe ou du RN, restera une tache indélébile. La primaire annoncée, Faure Glucksmann quelle misère.

‘Le sage a honte de ses défauts (pas eux) mais n’a pas honte de s’en corriger (espoir)’ Confucius

Ceci étant dit, je reste sur ma faim après la pantomime du débat organisé par le Medef et LCI. Certes  Mélenchon est resté clair et ferme face aux patrons, mais jamais il n’a prononcé « Sixième République » ou « Assemblée constituante ». 

Jean-Luc, tu n’aurais pas dû répondre aux patrons, mais parler aux téléspectateurs, faire acte de désobéissance face à ceux qui n’ont qu’un souhait : voir la Marine au pouvoir, la fin de notre modèle social, la victoire totale du capitalisme et des milliardaires. Il faut secouer le cocotier, réveiller les citoyens, quitte à les choquer.

Tu as déjà montré que ‘Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles’ (Cocteau)

Tu me diras, vu l’heure de ce show, peu de la population des travailleurs  pouvaient le regarder et l’entendre.

J’en profite pour dire un grand bravo aux chaînes publiques — vous savez, ces chaînes indépendantes des milliardaires — qui laissent au privé le soin de démarrer la campagne et quelle campagne !

Monsieur Cyclopède dirait : « Étonnant, non ? »

D’Ginto Nick.

 

Mort d’un pourri

 

Mort d’un pourri

Le « boucher des Balkans », détenu à La Haye, organisateur-trieur du massacre de Srebrenica, en 1995, sous l’œil acerbe de la FORPRONU, vient de crever. Ce genre de personnage ne meurt pas, il crève. Les bouchers s’élèvent contre cette comparaison : eux exercent un métier convenable.

Un titre osé, je ne sais plus où, annonce : « La mort du général Mladić, une page est tournée. »

Tournée, oui, mais ouvrant une nouvelle page : l’État serbe propose des obsèques nationales avec honneurs militaires et d’État pour le défunt général. Les images de Mladić trônent dans beaucoup de villes serbes.

Cet événement ravive notre mémoire, en tout cas la mienne, participant au deuxième festival de Goražde, organisé par les Bosniaques musulmans et un collectif de Bretons des Côtes-d’Armor.

À cette occasion, j’aurai l’occasion de déconstruire une légende qui consiste à dire que le général Morillon, ex-putschiste en Algérie, boss de la FORPRONU, a tout fait pour protéger la population de Srebrenica, qui sera l’un des épisodes les plus douloureux de ce conflit.

Pipeau. La version d’un homme de Goražde, premier résistant de la ville, est très différente.

Le général Morillon, alerté par la situation dramatique de Srebrenica, s’y rend en mars 1993. Le constat est sans appel, mais le général ne peut pas repartir : il est retenu par les assiégés, les femmes et les enfants : « Protégez-nous ! »

Ce vaillant général, pour faire bonne figure militaire, invente un récit dans lequel il décide de rester sur place pour protéger la ville et les assiégés. Un peu plus tard, il quitte son commandement de la FORPRONU en Bosnie.

On se souvient de cette image où l’on voit, en juillet 1995, Thom Karremans, le commandant du bataillon néerlandais Dutchbat III à Srebrenica, aux côtés de Mladić, distribuant du chocolat aux femmes et aux enfants, pendant que le tri des hommes a commencé, futures victimes des massacres (8 000).

Bref, un massacre où l’on a fermé les yeux, tout en criant au scandale.

Ne croyons pas que les femmes s’en sont bien tirées, Durant la guerre de Bosnie (1992-1995), la municipalité de Foča, située à proximité de Goražde, est devenue le symbole mondial de l’utilisation du viol de masse comme arme de guerre et instrument de nettoyage ethnique. Les forces armées et paramilitaires serbes de Bosnie y ont méthodiquement mis en place des centres de détention et des camps de viols visant spécifiquement les femmes et les jeunes filles musulmanes (bosniaques).

Un détail : pendant que se perpétraient les massacres, Charles Millon et l’amiral Lanxade étaient à bord du Foch pour le 14 juillet, à quelques centaines de kilomètres de Srebrenica.

Arkan crevé, Mladić crevé… mais attention, il en reste une des crevures : Radovan Karadžić, le psychiatre, poète responsable des massacres contre les musulmans. Il purge sa peine de réclusion à perpétuité dans une prison anglaise. « Would you like a cup of tea? »

Monsieur Emir Kusturica, pouvez-vous commenter la décision d’honorer nationalement Mladić ?

Chaque fois que ce genre d’événement remonte à la surface, je ne peux m’empêcher de penser à un tableau qui était aux murs chez mes parents quand j’étais jeune, ce tableau je l’appelais Fatimemmed à la Rose. Son vrai titre, « Mehmed II sentant une rose ». Mon père nous disait qu’en fait ce personnage sentait une rose pour masquer l’odeur des décapitations qui se déroulaient devant lui.

D’Ginto Nick

Las Niñas del Aguaucho

Je n’ai pas réussi a publier dans les temps, mais on s’en fout.

Le 27 aout 1936, les nationalistes espagnols, enlèvent 5 jeunes femmes, républicaines et c’est le début de la honte, de la sauvagerie, la victoire des bien pensants sur les hérétiques républicains.

Ces braves garçons, armés par Franco et par Dieu, transforment ces jeunes femmes en esclaves, les oblige à faire la cuisine, à servir nues. Les nationalistes péroreront en défilant au cri de « nous avons de la viande fraiche« , exhibant les sous-vêtements des jeunes femmes. Les humiliations pleuvent, les viols et pour finir leur assassinat.

Mesdemoiselles, il me reste encore 1h et 14 minutes pour honorer votre mémoire, vos souffrances celles de vos proches, la mienne.  (Ça c’était hier soir.)

María León Becerril, 22 ans; Coral García Lora, 16 ans; María Jesús Caro González, 18 ans; Josefa García Lora , 18 ans; Joaquina Lora Muñoz, 18 ans.

On dit que ce jour là, d’autres jeunes femmes ont subies les outrages de ces hommes, représentants de ce qu’il y a de plus vil dans ce monde, soutenus et épaulés par Dieu, le roi et Franco, les puissants de l’époque, la lâcheté. On veut toujours les comparer à des bêtes, c’est trop facile, non ce sont des hommes.

La plus belle illustration de la veulerie de ces hommes, ce n’est pas en Espagne que je la trouve, mais dans « 1900 » ou Donald Sutherland incarne à la perfection cette état d’hommes, accompagné par Hanna Schygulla

D’Ginto Nick

allo maman bobo

 

D’aucuns s’étonnent de quelques propos que j’ai publiés récemment, mais vous comprendrez mieux quand je vous aurai dit :

La trilogie de ce qui a façonné ma vie :

Aimer, tout et surtout l’autre, celui qui n’est pas de la même couleur que moi, celui qui a une religion, celui qui est bête comme ses pieds, celui qui est bon. Aimer et pardonner, non sans punir.

Apprendre, de l’autre et de moi, de l’animal, de la planète, et admettre l’éphémère, l’obsolescence, quand elles sont naturelles et qu’elles nous sauvent de l’étouffement, de la routine.

Détester, haïr, quel mot pour dénoncer l’incommensurable souffrance qui illustre le genre humain ?

Sur l’échelle de la souffrance arrive en tête, sur l’échelle de maux forts, la souffrance des enfants, que nous, adultes, sommes censés protéger, soutenir, puis celle des femmes, humiliées, marginalisées pendant des décennies et souvent encore, puis la souffrance masculine, puis animale.

N’oublions pas la souffrance de la planète, qui s’exprime de plus en plus violemment.

La souffrance des uns, des autres, des anciens, des contemporains emplit ma tête, hydrocéphale de la souffrance, les larmes toujours prêtes à jaillir. Il faut que j’entrouvre le barrage, de temps en temps.

Je me contente de l’histoire. La souffrance contemporaine, ai-je besoin de la raconter ?

La souffrance n’est pas que physique, la preuve : je vais bien et je n’ai pas mal.

J’ai mal aux sentiments.

J’ai mal aux idées.

D’Ginto Nick

Les grandes manoeuvres, Gérard Philippe

 

Vous aurez vous-même corrigé, ce n’est pas Gérard Philippe, mais Edouard Philippe.

Je n’ai pas le temps de me relire, donc excusez les fautes.

Les instituts de sondages, bien sûr indépendants du pouvoir politique, du pouvoir financier, du Medef, sont à la manœuvre.

Ces instituts qui se plantent d’élections en élections nous font une démonstration irréfutable.

Devant l’horrible danger, danger qui s’accentue, de voir Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour, on s’intéresse essentiellement au deuxième tour et on nous présente le duel Mélenchon-Le Pen comme une victoire écrasante du RN ?

Pas du tout, la tactique est plus fine et, pour faire bonne mesure, on fait appel à la mémoire de Charles Pasqua, un grand homme politique intègre :

« Au premier tour, on choisit, et au second tour, on élimine. »

Phrase bien sûr complètement idiote, vu le déroulement des élections.

La phrase devrait être : « Au premier tour, on indique ses préférences, sans grand espoir pour beaucoup, ou on s’abstient ; au deuxième tour, on élimine, on choisit ou on s’abstient. »

La théorie développée par un chantre des sondages est qu’au deuxième tour les Français ne revoteront pas pour le RN (68 %), mais contre Mélenchon (32 %) ?

Il ne tire pas d’autres conclusions, mais donne en gros à réfléchir : « À quoi sert donc de ne pas voter pour Édouard Philippe au premier tour ? »

Cet après-midi, le Medef déguisé en REF organise avec TF1 un débat entre sept candidats à la présidentielle ou pas. LCI, 16 h 45 (?) Bravo pour le service public, vous savez, ces chaînes elles aussi indépendantes du pouvoir politique, financier et patronal.

Bref, encore une illustration de la mainmise des néofascistes sur les médias.

Mais j’exhorte Mélenchon à se faire le chantre de la Sixième République de L’Avenir en commun et à ne pas suivre le schéma que tentera d’imposer Amélie Carrouër, présentatrice totalement indépendante, comme son mari, directeur de l’info de TF1.

Vas-y, Jean-Luc, bouscule-les, ou plutôt ignore-les. Développe tout ce qui peut rapprocher les Français de la Sixième République issue d’une Assemblée constituante populaire. Laisse-les s’empêtrer dans la destruction du modèle social qui, s’il n’est pas parfait, est unique au monde et perfectible.

D’Ginto Nick

Ma déclaration..on..on

Mesdames,

j’espère qu’aujourd’hui, vous allez fêter dignement la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, votée définitivement le 26 aout 1789 par l’assemblée constituante (encore elle !) et reprise en 1948 de façon moins locale, sous le titre de déclaration universelle des droits de l’homme.

Nous savons, toutes et tous, comme ces deux textes ont été respectés.

D’Ginto Nick

10000 morts

 

10 000 morts

Encore un des jours les plus cons.

Catherine de Médicis s’oppose à la guerre que Charles IX, influencé notamment par Gaspard de Coligny, protestant, envisage contre l’Espagne.

En amont, Catherine de Médicis, qui, nous enseigne-t-on, cherche à maintenir la paix entre catholiques et protestants, organise le 18 août le mariage de sa fille Marguerite de Valois, catho, avec Henri de Navarre, protestant. À l’occasion de ce mariage, de nombreux invités, protestants notamment, sont présents à Paris. Coligny et plus de 200 gentilshommes protestants sont encore dans la capitale.

Le 22 août, un attentat est commis contre Coligny. Il survit, mais l’attentat provoque une grave crise. Et il semble — c’est en tout cas l’une des hypothèses les plus cohérentes — que Catherine de Médicis, craignant que l’enquête promise par Charles IX ne remonte jusqu’à elle et aux Guise, parvienne à convaincre le roi que les protestants vont chercher à se venger.

Charles IX décide alors de faire éliminer les principaux chefs protestants encore présents à Paris. C’est dans la nuit du 23 au 24 août que commencent les massacres de la Saint-Barthélemy.

Si l’élimination des principaux chefs protestants a bien été décidée au plus haut niveau, le « bon peuple », aidé ou encouragé par certaines autorités locales, va ensuite massacrer les protestants, et pas seulement à Paris.

On estime généralement à plusieurs milliers — autour de 10 000 selon certaines estimations — le nombre de morts parmi les protestants dans l’ensemble des massacres de la Saint-Barthélemy et de leurs prolongements.

Le bon pape Grégoire XIII, successeur de l’apôtre Pierre et chef terrestre de l’Église catholique, s’il n’est évidemment pas l’instigateur direct des massacres, se félicite de la nouvelle qu’il considère comme une victoire sur les hérétiques. Il fait frapper une médaille commémorative

et, plus encore : Grégoire XIII fait célébrer un Te Deum à Rome pour ce qu’il considère comme une victoire catholique.

Il fait également réaliser au Vatican, par Vasari et son atelier, des fresques représentant les événements de la Saint-Barthélemy.

Une gouute d’eau dans la longue lignée des exactions perpétrées par ou au nom de la royauté, de l’Église catholique.

D’Ginto Nick