quand avance la canicule, comment veux-tu

que je hulule dit la chouette.

Une petite digression dans ce monde délabré,

Des vagues à l’aube, au vague à l’âme

Au cours d’un petit apéro avec des amies-locataires ou inversement, j’ai raconté à l’une d’elles, Chantal, l’événement exceptionnel que j’avais vécu à Belle-Île, à savoir l’effondrement devant mes yeux d’une des Aiguilles de Port-Coton. En racontant, fier et enthousiaste, j’ai senti un étonnement intérieur, ce petit sentiment que quelque chose déconne.

Rentré chez moi, armé du doute créé par ce petit malaise, je me suis plongé ou replongé dans l’histoire des Aiguilles, pour me rendre compte que j’avais pour vérité un rêve et que, pour m’en débarrasser, il a fallu que je le racontasse.

Cela m’arrive fréquemment et il faut à chaque fois un petit signal d’alarme ou un événement qui me ramène la tête sur terre. Combien de fois ai-je regretté que mes camarades du cours complémentaire de Saint-Gratien ne puissent voler avec moi, nus dans les étoiles.

Ça, ça a duré ses années, tant j’étais content de ce rêve, toujours le même : j’étais nu dans une allée du château de Versailles, de nuit. Je me laissais tomber lentement et, avant de toucher le sol, je décollais. La bite pour quille, j’ai survolé New-York, Paris, Cerisy-Gailly par Sailly-Laurette, Saint-Julien-sur-Bibot. C’est beau, une ville la nuit. Je me suis reflété dans le lac d’Enghien, me suis brûlé les poils pubiens en survolant la Soufrière, affolé les ours polaires avec mon ombre qui courait sur la banquise.

« Debout, Jean-Luc, tu vas encore être en retard ! »

Ce petit événement m’a secoué les souvenirs et Belle-Île m’est revenue en pleine poire. Belle-Île, souvenirs, abandonnée à cause du changement lent et insidieux de ce petit coin de bonheur.

Mes premiers pas d’îlien, c’est en 1953, j’ai neuf ans (?) et aujourd’hui je veux vous raconter une petite histoire à lire le soir à vos petits-enfants.

Qui ne connaît pas les histoires de Pyrame et Thisbé (moi), d’Héloïse et Abélard, d’Orphée et Eurydice (non, Jean-Claude, ils ne sont pas homo, Orphée est un homme), de Lancelot et Guenièvre, de Tristan et Yseut, et enfin de Roméo et Juliette ?

Mais qui connaît l’histoire de Juliette et Léon, du Gua à Sanilhac ?

Vous avez remarqué que, souvent, dans les histoires d’amour tragiques, on cite toujours le mâle en premier et, de peur de me retrouver en face de paires de seins ukrainiens, je cite Juliette en premier.

Merveilleuse Juliette qui nous racontait son succès auprès des hommes parce qu’elle « restait dans son naturel ».

Son compagnon Léon, elle l’avait gardé bébé et elle le gardait encore après avoir fui son mari, à moto, avec le Léon du PC local.

« Mon Léon, aujourd’hui, il a pris un coup de froid. »

Ça, c’était quand il était pété en hiver, et l’été :

« Il avait pris un coup de chaud dans ses vignes. »

Les sorties de Léon restaient dans les annales.

Un jour, sur le marché de Joyeuse, on croise Léon, seul ? 

« Bah, Léon, elle est où Juliette ? »

« Elle est à l’hôpital. »

« Merde, c’est grave ? »

« Je sais pas, elle a une descente d’orgasme. »

Ou encore, appuyé sur son bar, regardant passer une bagnole :

« Ce grand con-là, faites gaffe, il fait partie d’une sexe. »

Mais plus encore, qui connaît l’histoire de Jeanne et Jean, de Belle-Île ?

Asseyez-vous, à minuit, à mi-chemin entre les menhirs Jeanne et Jean, un soir de pleine lune. Surtout, pas un bruit !

Sur le Arza Mendit, quand vous faites le moindre bruit, les Potioks disparaissent ; ici, au lieu-dit Kerlédan, au moindre soupir, les menhirs sont muets.

Il faut vous tenir exactement à mi-chemin entre Jean et Jeanne, c’est-à-dire à 170 mètres de l’une ou de l’autre.

Jeanne et Jean, descendants de Jeanne et Jean de Runélo, disparus en 1830 : travail démarré par les Anglais, encore eux, et terminé par les maçons bien de chez nous pour tailler des pierres pour construire je ne sais plus quelle tour.

Jeanne et Jean, ceux qui sont encore debout, pour combien de temps, qui étaient-ils, qui sont-ils ?

Jeanne était  jeune et jolie bergère qui tomba amoureuse de Jean, fils de barde (il faut croire que les bergères avaient un prénom prédestiné, mais Jeanne, de Sauzon, n’allait pas brouter l’Anglais hors de France), elle préféra son Jean.

Jean tomba lui aussi amoureux, mais c’était le barde à papa et celui-ci, furieux de voir son fils amoureux éperdu d’une gardienne de moutons, convoqua les druides et, en échange de quelques faveurs, ceux-ci, aidés par les sorcières de Borgroix, transformèrent Jeanne et Jean en menhirs.

Une sorcière malicieuse, restée anonyme, sortit son joker et, pour adoucir leur peine, leur permit, les soirs de pleine lune, de rejoindre les humains.

Vivre ainsi, bloqués dans la pierre, incite à la méditation. On s’ennuie, vous comprenez. La masturbation est impossible, sauf mentale, et, le cycle lunaire étant de 28 jours, laissez-moi vous dire que, pendant quelques heures les soirs de pleine lune, l’amour n’était pas platonique.

L’année 1953 fut un calvaire pour eux, deux éclipses de lune, les 29 janvier et 26 juillet, interdisant leurs amours.

Il vous faudra attendre la fin de leurs ébats pour qu’ils vous remarquent et se racontent.

« Tu te souviens, ma Jeanne, quand Cocteau est venu chez Sarah ? »

« Oh oui, mon Jeannot, et Monet, quand il a peint les Aiguilles, et tous les autres, Flaubert qui cause de nous dans son bouquin, Par les champs et par les grèves, et Matisse, et Clairin… »

« Clairin ? »

« Bah oui, Jeannot, le peintre, le pote à Sarah. »

« Ah oui, Jojo. »

« Et pis l’autre, là, qu’a commencé à semer la merde à Belle-Île ? »

« Mitterrand ? »

« Ma préférée de toute cette bande, c’est Arletty, elle te foutait une de ces atmosphères. »

« Atmosphère ? »

« Bah oui, quoi, atmosphère. Depuis, quelle misère, Johnny Depp et Vanessa Paradis, Jean-Luc Delarue… »

« Attention, ma Jeanne, dans 20 minutes, c’est le lever du soleil. »

Là, jeunes gens, il vaut mieux éteindre vos oreilles.

Calmés, juste avant l’aube, on entend Jean qui murmure à Jeanne :

« Mon amoure, J’espère qu’à la prochaine pleine lune, tu te seras décalé par rapport au cycle lunaire, ça pègue et pas le temps de prendre une douc… »

Terminé, les menhirs froids, Callioutus erectus emprisonnent à nouveau les amours infinies de Jeanne et Jean.

Reprenez vos vélos et allez rêver devant les Aiguilles, et si vous en voyez une bouger, arrêtez immédiatement le chouchen et allongez-vous.

Hier, un petit drame, Anouch, écrivaine, autrice, théâtreuse a vu s’envoler ses écrits, ces souvenirs dans l’incendie de son bureau Belle-ilois. Vous me direz ça n‘a rien à voir, c’est vrai et alors ? Je l’embrasse.

D’Ginto Nick.

LE MÉPRIS, LE CHAGRIN ET LA PITIÉ

« Tu les aimes mes institutions » ?

« Tu l’aimes ma constitution » ?

Il faut bien, un jour, que les citoyens admettent que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les choses ont changé. L’exemple le plus frappant est celui de la condition des femmes : il est à lui seul suffisant pour étayer mon propos.

Les femmes n’ont pas le droit de vote. Elles ont besoin de l’autorisation de leur mari pour ouvrir un compte bancaire ou travailler. Elles n’ont aucun accès légal à la pilule contraceptive ni à l’avortement. Il n’existe pas de divorce par consentement mutuel ni d’autorité parentale conjointe. Une mère ne peut pas transmettre sa nationalité à son enfant. Le viol conjugal n’est reconnu comme un crime qu’en 1990 et la parité pour les mandats électoraux n’est instaurée qu’en 2000.

En somme, mis à part le droit de vote et l’éligibilité, à l’aube de la Ve République, les femmes étaient des citoyennes de seconde zone.

L’exemple est suffisant, mais le changement ne se limite évidemment pas à la condition des femmes. Il peut s’étendre à toutes les sphères de la vie, individuelles comme collectives.

Un autre fait est particulièrement marquant : le déplacement des populations. En 1958, 45 % de la population française est urbaine ; aujourd’hui, c’est environ 80 %.

Qui peut croire un seul instant qu’une Constitution rédigée en 1958, et les lois qui en découlent, ne puissent pas devenir obsolètes lorsque l’on constate les transformations considérables de la société entre 1958 et aujourd’hui ?

J’entends encore la réflexion d’un ami :

« C’est impossible, ce que propose LFI. Il faudra au moins deux mandats pour avoir une nouvelle Constitution. »

Quel mépris pour les artisans de la Constitution de 1958, dont les travaux se sont déroulés, en gros, sur quatre ou cinq mois ! Quel mépris aussi pour nous-mêmes : serions-nous incapables de le faire ?

Voici la chronologie :

  • 3 juin 1958 : la loi constitutionnelle autorise le gouvernement de Charles de Gaulle à préparer une nouvelle Constitution.
  • 12 juin : début effectif des travaux de rédaction.
  • 29 juillet : le projet est présenté au Comité consultatif constitutionnel.
  • 3 septembre : le projet définitif est présenté au Conseil des ministres.
  • 4 septembre : de Gaulle le présente publiquement place de la République.
  • 28 septembre : référendum.
  • 4 octobre 1958 : promulgation de la Constitution.

Les principaux rédacteurs furent notamment Michel Debré, Georges Pompidou, Jean Foyer et Raymond Janot.

Quoi que nous pensions de ces rédacteurs, ils ont fait le boulot en quatre mois.

Ils l’ont fait, certes, mais dans le mépris du peuple, qui n’a pas été véritablement associé au processus et qui votera « oui » à la Constitution sans avoir eu la possibilité matérielle d’en analyser sérieusement le contenu. Le débat est resté largement réservé aux politiques.

On se souvient de François Mitterrand, farouche opposant à cette Constitution, qui finira pourtant par s’y vautrer, dès qu’il sera élu président de la République.

Il est un autre exemple, fameux, qui montre qu’une autre voie est possible, une voie respectueuse du peuple.

C’est l’Assemblée constituante de 1789.

Née de la transformation des États généraux, l’Assemblée nationale constituante siège de juin 1789 à septembre 1791. En 1789, elle abolit les privilèges lors de la nuit du 4 août, adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen le 26 août et pose les bases d’une monarchie constitutionnelle.

Alors, mon ami, deux ans de travaux et tu prétends qu’il nous faudrait dix ans ?

Ta réflexion est un exemple flagrant du travail de dénigrement mené par ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change : milliardaires, propriétaires de médias, capitalistes. Ils veulent conserver le pouvoir et continuer à crever les poches pleines.

Mais alors, quelle est la solution ?

Il n’y en a qu’une : changer le pouvoir et convoquer une Assemblée constituante pour passer à la VIe République.

UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE QUI INTEGRE LE PEUPLE PAR TIRAGE AU SORT ET QUI FAIT FI DES PARTICIPANTS AUX ANCIENNES ASSEMBLÉES.

Changer le pouvoir, mais comment ?

Une seule solution : il faut le prendre. Et pour cela, il faut nous organiser afin que l’élection présidentielle devienne l’élection de la VIe République.

Voter pour une République qui reconnaîtra au peuple le droit d’intervenir dans les institutions ; qui reconnaîtra à la planète des droits fondamentaux de protection ; qui permettra à chacun de choisir sa vie et qui permettra à chacun de choisir sa mort.

Et bien sûr, quand je fais le tour des femmes et des hommes possibles, désireux et capables de mener à bien ce projet, je n’en vois actuellement qu’un.

Vous le savez : cet homme, c’est le représentant de L’Avenir en Commun, Jean-Luc Mélenchon.

J’espère, pour ne pas rééditer les dernières élections présidentielles, que les autres prétendants accepteront de constater leur impossibilité à emporter la victoire et se rallieront, pour cette élection, à Mélenchon.

Quitte à se retrouver au moment des élections législatives et de l’Assemblée constituante : là sera le temps et l’heure de faire valoir ses différences, s’il y en a.

Au-delà de sauver un petit siège.

Le chagrin et la pitié, voilà ce que je ressens quand je vois se démener les Faure, Tondelier, Gluksman, Roussel, Autin, Ruffin, Jadot, qu’ont-ils à y gagner, rien , a perdre, tout et nous avec.

Le programme, l’avenir en commun n’est pas le joujou classique des politiques avant des élections, il existe depuis 2017, est publié, amendé, par nous, régulièrement. Il est consultable sur https://melenchon2027.fr/programme2025/livre/.

Il est également textuellement transmissible dans la pluspart des  librairies n’appartenant pas à Boloré ou autres néofascistes.

D’Ginto Nick.

une eclipse transparente

C’est un scandale, aucune médiatisation, voici un phénomène jusqu’à là inconnu, une éclipse totale transparente.

 

Notre expert en éclipses, après une enquête approfondie a identifié le lieu, France,  Lablachère, sur le plateau des grads à 19h 38.

Éclipse totale et transparente de D’Ginto Nick.

D’Ginto Nick est identifié comme faisant partie de la Galaxie de « Néoruro »

« Jean-Luc, renet mous ça! »

enfoncer et detourner. des portes ouvertes

J’ai reçu une adresse web me permettant de regarder un olibrius délirer sur les mensonges qu’on nous aurait vendus à propos de l’éclipse de Soleil d’hier.

Non, ne vous inquiétez pas : je ne vous communiquerai pas l’adresse de cet individu. Elle a disparu dans la corbeille.

Voilà l’exemple type d’un individu qui se croit investi d’un pouvoir de vérité et qui, comme tant de nuisibles des réseaux dits sociaux, enfonce des portes ouvertes.

« Tout le monde se trompe »… sauf lui ?

Se trompe sur quoi ?

Tout avait été annoncé par les scientifiques : une éclipse de Soleil était prévue, à telle heure, depuis longtemps. Et ce que ce clown devrait d’abord saluer, c’est la précision extraordinaire de l’astronomie. Il devrait également saluer la précision des prévisions : on sait à l’avance quelle sera la caractéristique de l’éclipse en n’importe quel point du monde — partielle, totale ou inexistante.

Avons-nous besoin de sa logorrhée pour le savoir ?

Dans notre région, l’éclipse du Soleil par interposition de la Lune entre la Terre et le Soleil devait atteindre environ 96 %. Cela signifie que la Lune occulterait 96 % de la surface visible du Soleil. Point. Personne ne ment à personne.

Mais notre personnage tourne son propos de telle façon qu’il veut nous faire croire que lui aurait déjoué les mensonges, qu’on nous cacherait quelque chose, qu’on nous tromperait.

Dans quel but ?

Simplement obtenir des « likes », ce vocabulaire débile des réseaux sociaux ?

Eh bien non, tu n’auras pas mon « like ». Si j’ai regardé ton intervention, c’est uniquement parce que quelqu’un me l’a envoyée.

J’aurais certainement été beaucoup plus intéressé si ce pantin avait dénoncé la véritable question : la gestion catastrophique de cet événement et, plus largement, l’incapacité des pouvoirs publics à anticiper les conséquences d’événements pourtant parfaitement prévisibles.

L’éclipse était prévue depuis longtemps. La prochaine l’est également, comme celles qui suivront. Les scientifiques savent des années, voire des siècles à l’avance, où et quand elles se produiront.

Alors pourquoi l’État n’a-t-il rien mis en œuvre suffisamment à l’avance pour protéger la population ? Pourquoi avoir laissé aux seuls commerçants le soin de fournir les lunettes spéciales, alors que la demande était prévisible et qu’ils se sont retrouvés dépassés ?

Voilà, à mes yeux, le véritable sujet.

Bref, l’intervention de ce personnage n’a aucun intérêt, si ce n’est peut-être pour lui-même.

Pour ce qui me concerne, j’ai regardé l’éclipse avec des lunettes adaptées. J’ai admiré ce phénomène rare et passionnant, et surtout la formidable prouesse technique et scientifique qui permet de le prévoir avec une telle précision.

Et j’ai râlé, comme mes amis, lorsqu’un gros nuage pervers est venu au secours de Macron et s’est installé dans notre région entre le Soleil et nous, précisément au moment où la Lune, gourmande, bouffait 96 % de la surface du Soleil !

Le véritable problème, finalement, est peut-être là : des fantoches de ce genre occupent une place considérable sur Internet et dans les réseaux sociaux. À force de transformer les évidences en révélations et les prévisions scientifiques en prétendus mensonges, ils contribuent à brouiller la réflexion de ceux qui les regardent.

Et ça, contrairement à une éclipse, n’a rien de prévisible ni de réjouissant.

Ce sujet n’est pas anodin, les reseaux sociaux, l’ia, Youtube et autres, mal utilisés  comme ils le sont, sont un danger

D’Ginto Nick

Sixième république, vous avez dit sixième république?

Si les années soixante ont marqué la prise de conscience écologique — avec notamment la publication de Silent Spring (« Printemps silencieux ») par Rachel Carson —, alimentée par quelques magnifiques catastrophes :

  • la marée noire du Torrey Canyon ;
  • la marée noire de Santa Barbara (Californie) ;
  • l’incendie de la rivière Cuyahoga (Ohio) ;

c’est à partir des années 1970 que l’on commence à en prendre plein la gueule quand on défile pour protéger la planète.

Si aujourd’hui des forêts disparaissent, si des animaux s’éteignent, si des gens meurent, si des maisons brûlent, combien parmi ces gens, combien parmi ces chasseurs qui fustigent les dirigeants actuels, nous prenaient pour des clowns ou nous cassaient la gueule ?

Aujourd’hui, le retour en arrière est impossible, mais arrêter la progression de la catastrophe reste possible. Possible, mais pas avec ce monde capitaliste qui ne peut exister que par la prédation des milieux naturels et leur destruction.

Commençons par chez nous : le combat est avant tout politique. Et ne nous trompons pas : pour 2027, l’objectif maintenant désuet de simplement battre l’extrême droite n’est plus suffisant.

L’objectif doit être d’euthanasier la Constitution de 1958 : non pas dans la violence, mais en accompagnant démocratiquement la disparition d’un régime arrivé au bout de son cycle, afin de faire naître une nouvelle République.

Sans la réussite de ce projet, autant pisser dans un violon acheté chez Amazon.

Un peu de naïveté, peut-être.

Avant 1958, avant la Deuxième Guerre mondiale, la gauche, pas forcément unie à l’époque, a produit la plupart des grandes avancées sociales.

Depuis 1958, à l’exception des deux septennats de François Mitterrand et du quinquennat de François Hollande — deux présidences issues de la gauche, mais dont les choix et les bilans restent largement discutés à gauche —, la droite a occupé la présidence de la République pendant environ 72 % du temps.

Aidée par la mollesse d’une partie de la gauche, elle s’emploie à détricoter ces acquis et glisse progressivement vers l’extrême droite.

Les enjeux de la présidentielle ne sont même pas un enjeu financier direct : les finances des partis sont alimentées par les voix obtenues aux législatives, par le nombre d’élus… Alors arrêtons les conneries.

Mon camarade François m’a remis entre les mains un tract du PC. C’est à pleurer : toujours les mêmes thèmes, le même vocabulaire, les mêmes propositions. Comment Roussel peut-il encore être entendu aujourd’hui ?

Il faut nous unir dans un but précis : faire élire une ou un candidat porteur d’un projet de Sixième République, avec une assemblée constituante et l’installation d’une nouvelle République.

Tondelier, Faure, Roussel, Glucksmann, Ruffin, Autain… arrêtez vos conneries. Ne soyez pas les fossoyeurs de la gauche et de la planète.

Vous me direz ce que vous voulez, mais pour cet objectif, aujourd’hui, il n’y a qu’un homme capable de le porter : Mélenchon.

Les résultats du premier tour de la présidentielle de 2022 sont éclairants : Jean-Luc Mélenchon, avec 21,95 % des voix, était le troisième homme, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, et devant tous les autres candidats.

Il ne lui manquait que 1,20 point pour dépasser Marine Le Pen et accéder au second tour.

Les voix de gauche dispersées entre Yannick Jadot (4,63 %), Fabien Roussel (2,28 %), Anne Hidalgo (1,75 %), Philippe Poutou (0,77 %) et Nathalie Arthaud (0,56 %) représentaient largement plus que cet écart.

Le programme L’Avenir en commun, dont il est le dépositaire, est le seul programme construit autour de cette idée de Sixième République.

Et aujourd’hui, je ne vois que Mélenchon qui a obtenu près de 22 % des voix à la dernière présidentielle — homme rompu à la politique, tribun, cultivé, homme de débat, connaissant bien ses dossiers, capable de le porter.

Le temps de faire valoir ses différences sera celui de la Constituante, des législatives ou de tout système permettant une véritable représentation de la population.

Mais, nom de Zeus, pas aujourd’hui.

D’Ginto Nick.

ce texte est passé par l’IA dont je parlerai bientôt.

HARO sur MÉLENCHON

 

Après une campagne de dénigrement systématique menée par les néofascistes, campagne qui a porté ses fruits mais qui est aujourd’hui de plus en plus dénoncée tant elle apparaît grossière et ridicule, une nouvelle attaque prend le relais :
« Mélenchon n’a jamais rien foutu, il ne connaît pas le peuple. »

Si l’on considère que s’engager en politique et exercer des responsabilités publiques ne constitue pas un travail — conseiller municipal, adjoint au maire, conseiller général, sénateur, ministre délégué, député — alors, vous avez raison : Jean-Luc Mélenchon n’a jamais rien foutu.

Si l’on considère que travailler comme correcteur dans une imprimerie, ouvrier dans une usine de montres, employé dans une station-service, surveillant de l’Éducation nationale, maître auxiliaire, professeur de français dans  l’enseignement technique, pigiste ou dessinateur, ce n’est pas travailler, alors, là encore, vous avez raison : Jean-Luc Mélenchon n’a jamais rien foutu.

Son engagement politique commence très tôt : Organisation communiste internationaliste (OCI), Parti socialiste, Parti de gauche, Front de gauche, La France insoumise, NUPES… On peut être en désaccord avec ses idées, mais il est difficile de prétendre qu’il est resté inactif.

À mes yeux, son parcours est plus proche du peuple et de la population que des néofascistes et des défenseurs d’un capitalisme sans limites qui envahissent notre espace public et nous précipitent dans le mur.

À quand une campagne l’accusant de dérives sexuelles ? À force de ne plus trouver d’arguments politiques, certains finiront peut-être par franchir ce pas.

Mesdames, Messieurs les dénigreurs, vous avez peur.

Il n’y a pas que les forêts qui brûlent grâce à vous, capitalistes sans freins. C’est aussi votre propre maison qui crame.

Peur de perdre votre pouvoir, votre poste, votre influence, votre antenne… Votre dénigrement tous azimuts risque bien de finir par se retourner contre vous. C’est, en tout cas, ce que j’espère. Gare a vos fesses, « il arrive souvent que des hommes naturellement bons, quand ils se voient dénigrer par des calomniateurs, n’hésitent pas à se montrer méchants à leur égard » (ESOPE) , et nous en avons eu déjà quelques exemples de la part de Mélenchon.

D’Ginto Nick

 

Sur le cul.

 

Je suis sur le cul.
À partir de mon dernier papier, j’attendais des réactions, positives ou négatives, au sujet de la dictature égyptienne ou du dommage national imposé à Magnin. Que dalle. Mais, par contre, plusieurs réactions sur mon propos au sujet de la Marseillaise entonnée à Saint-Denis.

La Marseillaise, on y parle de sang impur, comme si les armées françaises n’avaient jamais versé le sang, le leur et celui des autres, comme si elles n’avaient jamais égorgé leurs fils et leurs compagnes. La guerre d’Algérie n’est-elle qu’un lointain souvenir ? Oublions les OPEX, joli nom pour remplacer celui de guerre. OPEX lave plus blanc.

On y exalte aussi le « sang impur », ce qui interroge.

J’ai un souvenir que je veux partager :

Dans mon petit bled de St Gratien, pour passer le certif, notre instit, Monsieur Barège, je me souviens encore de son nom a ce salopard, s’était mis d’accord avec l’instit extérieur qui nous faisait passer l’examen pour que nous récitions la Marseillaise. Mon père, toujours blagueur, m’avait fait apprendre un texte qu’il m’avait commenté, La Butte Rouge et m’avait suggéré de le réciter à la place de la Marseillaise.. Ce que j’ai fait. Inutile de vous dire que j’ai récité « Sur cette butte-là… » et que j’ai été immédiatement coupé et viré. Je n’ai pas eu mon certif,  et je crois que c’est la seule fois où mon père a été fier que je rate un examen.

Gaston Montéhus et Jean Lenoir devraient inspirer notre hymne national, si nous avons besoin d’un hymne national. Personnellement, je préférerais un hymne mondial où seraient déclinés la paix, l’amour, la liberté, le partage, la justice. Dans les stades on ne dirait plus le PSG joue contre Arsenal(joli nom), mais le PSG joue avec Arsenal et lycée de versaille.

Les réactions à ce papier sont multiples.

1 – La plus belle vient d’un copain qui me dit : « Il est quand même con Mélenchon d’avoir démarré sa campagne en même temps que la finale mecs de Roland-Garros ? J’ai pas pu regarder youtube.» Le niveau de conscience politique est, on le voit, très élevé. Pour ceux qui ne connaissent pas, la finale masculine, est un match entre deux mecs qui tapent dans une balle pendant quatre heures et qui gagnent respectivement 2,8 millions d’euros et 1,4 million d’euros. « Ouais mais ils ont des frais… »

2 – Tata, je suis désolé, mais aujourd’hui l’ennemi refusant l’euthanasie qui lui serait fatale, n’est pas à nos portes pour attaquer une république naissante. Il est là, chez nous, chez toi, pour museler et imposer des soins palliatifs à une république agonisante, mais qui les sert si bien..

3 – Non, LFI n’a pas récupéré l’hymne national auprès du RN, elle a partagé l’hymne national avec le RN, et d’autres.

4 – Oui, LFI a enchaîné avec l’Internationale. Ce n’est pas une grande première. Souvent, Mélenchon a soutenu la Marseillaise, chant dit « républicain », mais à l’aube de cette campagne électorale que nous voulons sincère et transparente, c’est le moment de montrer le changement. Et le changement, pour moi, c’est non au « sang impur », oui à la fraternité ! Oui à l’amour de la vie!

D’ginto

Familièrement: Gerber.

 

Il est des événements qui portent atteinte à la dignité, à l’humanité, à la République.

La liste serait trop longue et je n’en citerai que trois, qui furent pour moi d’une extrême violence. Des événements anodins, qui passent inaperçus, mais qui sont le reflet de l’hypocrisie, de la démagogie et du désintérêt total de leurs auteurs pour les citoyens. Seuls les intéressent leur agenda électoral, leur image, les contrats d’armement.

Gerbe 1 : la Légion d’honneur donnée discrètement par Macron à Al-Sissi.
Gerbe 2 : l’hommage national rendu à Edgar Morin.
Gerbe 3 : la Marseillaise entonnée à la fin du discours de Mélenchon à Saint-Denis.

La première, je l’ai renommée « la Légion de la honte ».

Macron décore discrètement un dictateur, Al-Sissi, qui emprisonne, torture, fait disparaître les opposants ou les journalistes qui font leur travail, qui fait réprimer la « Marche mondiale » vers Gaza, en juin 2025, pour l’empêcher d’atteindre la bande de Gaza, à la demande de l’État voyou qu’est Israël, et qui s’arrange pour changer la Constitution et rester au pouvoir jusqu’en 2030 après un coup d’État en 2013.

Heureusement, quelques décorés rendent leur médaille. Pas de Français à ma connaissance, mais des Italiens : Corrado Augias, journaliste et écrivain ; Sergio Cofferati, syndicaliste et ancien maire de Bologne ; Giovanna Melandri, économiste ; et encore la journaliste et écrivaine Luciana Castellina.

Je parle de ce Sissi parce que j’ai eu récemment l’occasion de m’y intéresser, par l’intermédiaire du choix d’une de mes petites-filles de poursuivre ses études de droit au Caire. Les bras m’en sont tombés et je me suis conduit comme un con en lui suggérant que c’était un choix douteux. Depuis, je me suis excusé auprès d’elle et j’ai déplacé mon courroux.

L’Institut de Droit des Affaires Internationales (IDAI) de l’Université du Caire dépend de Panthéon-Sorbonne, et l’on en dit le plus grand bien. Mais comment le ministre de l’Éducation nationale, comment le président de la République peuvent-ils aujourd’hui — nous ne sommes plus au temps de Moubarak — perpétrer l’enseignement du droit dans un pays où les droits des femmes et des hommes n’existent pas ?

Selon Amnesty International, sous le régime du maréchal Al-Sissi, 40 000 personnes ont été arrêtées ou sont poursuivies pour des raisons politiques ; 700 personnes au moins ont été placées en détention sans procès depuis plus de deux ans ; plus de 500 disparitions forcées ont été recensées ; 538 condamnations à mort ont été prononcées en 2015 et 1 400 manifestants ont été tués. L’ONG a également noté un « recours généralisé à la torture en détention ».

Human Rights Watch affirme, de son côté, que 60 000 personnes ont été arrêtées depuis 2013 par le régime d’Al-Sissi.

Mais bien sûr, mon propos n’est pas recevable, car l’enseignement des droits humains n’est pas la mission de l’IDAI. Sa mission est d’offrir à ses étudiants une formation universitaire de très haut niveau, les préparant aux diplômes français de licence en droit (trois années d’études) et de master en droit des affaires.

Tout est dit. Eva, bonne chance et surtout contente toi de tes études et du plaisir de découvrir un pays,tout en conservant des œillères et des boules kies.

Je tire mon chapeau à Macron, et je regarde, à travers des larmes, celui d’Edgar cloué sur le cercueil.

Cet événement, je l’ai renommé « le dommage national fait à Edgar ».

Comment t’appeler ? Magnin ? Morin ? Nahoum ? Salomon David ?

J’ai choisi.

Salut, Magnin,

Nous sommes loin de Teruel et je ne vais pas en rajouter une couche. Edgar, tu as disparu physiquement, mais pas intellectuellement, ni culturellement, ni politiquement.

Je t’ai longtemps appelé l’Iguane, tendrement, et je garderai longtemps tes yeux pétillants et ton sourire, prêts à embrasser, mais aussi à mordre.

Je suis écœuré par l’hommage national qui t’est rendu. Non qu’il ne soit pas mérité, mais parce que cet hommage dépend d’un président de la République hypocrite, aveugle et sourd aux hurlements des Gazaouis, des Cisjordaniens, des Libanais…

Edgar Nahoum, ex-David Salomon Nahoum, a jusqu’à son dernier souffle pris fait et cause pour le peuple palestinien. Il aura critiqué l’État d’Israël tout en reconnaissant une « admirable minorité » opposée à la politique désastreuse — le mot est faible — de Netanyahou.

Il aura eu droit à un procès pour antisémitisme après la publication d’un article paru dans Le Monde. Quatre années de procédure pour que la plainte retourne d’où elle venait : des chiottes.

Aujourd’hui, ceux-là mêmes qui flirtent avec Netanyahou et qui veulent faire de nous des antisémites parce que nous hurlons notre douleur à voir crever un peuple, à voir écraser et affamer des enfants, des chiens et des chats, ce sont eux qui, engoncés dans leurs beaux costumes, rendent hommage à Edgar Morin.

C’est à gerber.

Ils veulent faire de nous des antisémites parce que nous ne supportons pas de voir le peuple juif, s’abritant derrière des drames parmi les plus odieux que l’humanité ait pu inventer, devenir génocidaire, toujours plus colonisateur, toujours plus voleur.

Antisémites parce que nous ne supportons pas de voir un homme, Netanyahou, qui, pour éviter le plus longtemps possible la justice de son pays et la justice internationale, poursuit ses méfaits.

Combien de morts pour éviter la justice ?

Citoyens d’Israël, membres de la diaspora juive, réveillez-vous !

Rejoignez l’« admirable minorité » et devenez « la majorité normale ».

Le solde des entrées et des départs d’Israël est aujourd’hui négatif en faveur des départs. Mais le départ n’est pas une solution.

La solution, c’est le combat pour la reconnaissance de la Palestine, rééquilibrée, indemnisée. C’est la réduction à la portion congrue de l’influence des fanatiques religieux. C’est permettre à des petites filles de se promener en jupe sans recevoir de petits cailloux dans certains quartiers. C’est, surtout, faire en sorte que l’État d’Israël cesse d’utiliser la victimisation liée à la Shoah tout en se conduisant en colonisateur, en voleur, en génocidaire.

Vous savez que ce sont là trois des méthodes que les nazis ont utilisées à l’encontre des Juifs.

Troisième gerbe.

Pour ce qui concerne Saint-Denis et la Marseillaise, j’ai rapidement éteint la chaîne YouTube de Mélenchon quand j’ai entendu les premières notes de la Marseillaise.

Le drapeau bleu-blanc-rouge, passe encore. Mais, pour ce qui me concerne, cet hymne n’est pas supportable : guerrier, belliqueux, raciste.

Pourquoi entonner ce chant ? Pour racoler des voix de droite et d’extrême droite ?

À la limite celle de Gainsbourg et encore!

J’espère que la Sixième République aura le courage de changer l’hymne national.

Cet incident semble anodin, mais il suffit à me cantonner à un statut de contact et de soutien au sein d’Action populaire et au GA, n’ayant aucune envie de me retrouver à subir la Marseillaise.

D’Ginto

Parité la sortie.

J’ai osé dire que dans une future organisation politique, la loi sur la parité en matière politique passait à la trappe au profit de « Il doit y avoir au moins autant de femmes que d’hommes. » Oulala il faut entendre au fin fond du bois de Paiolive, le tollé du mâle attaqué dans ses prérogatives.
Il faut lire :
« La loi électorale peut prévoir des mécanismes visant à assurer une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les assemblées élues, dans la constitution de listes de candidatures. Ces mécanismes peuvent inclure la parité ou des dispositifs favorisant une représentation majoritaire des femmes. »
Une liste de candidature se construit par et pour les citoyen-ne-s candidat-e-s ou par des citoyen-ne-s élu-e-s.
« les citoyen-ne-s qui préparent une liste de candidature sont majeur-e-s, vacciné-e-s et peuvent dans le cadre de la loi effectuer leurs choix en fonction des compétences, des disponibilités de chacun·e »
« mon choix révèle son importance, si le mode d’élection des délégués communautaires perdure, ne laissant que le choix de présenter une liste bidon, quitte à revoir cette liste par le biais des démissions ».
Si une majorité de femmes est établie dans une assemblée, ce n’est que la reconnaissance d’une erreur historique. On ne répare pas l’histoire avec des équilibres figés.
Et enfin une considération que je dirai, si j’osais, biologique, mais je n’ose pas, en disant plutôt : « le fait que certaines femmes aient vécu la grossesse et la maternité, ce qu’aucun homme n’a vécu dans sa chair, leur donne une expérience du corps, du soin et du lien à la vie qui peut enrichir la réflexion politique. »
Quelle petite fille, jeune fille ou femme, quel petit garçon, jeune homme ou homme savent-ils qu’en 1945 les femmes votaient pour la première fois, savent-ils que c’est la loi du 13 juillet 1965 qui autorise la femme mariée à ouvrir un compte bancaire en son nom et à travailler sans le consentement de son mari, au même titre qu’une célibataire ou une veuve.
La parité n’est pas un mur, c’est un plancher, une majorité de femmes est légitime, possible et politique.
La loi ne doit pas être faite par des mathématiciens, mais par des êtres sociaux, attentifs à la vie, a la liberté, au libre arbitre, autant que faire ce peut.

MANIFESTE 3 continuité et passation des responsabilités.

CHAPITRE III — De la continuité municipale et de la passation des responsabilités

ARTICLE 0 — Principe constitutionnel de continuité municipale et de substitution institutionnelle

La commune est régie par un principe supérieur de continuité institutionnelle, garant de la permanence de l’action publique locale et de la neutralité du service administratif.

Ce principe implique que nul vide de pouvoir, nul conflit politique, ni aucune carence d’une autorité municipale ne peut interrompre les procédures nécessaires à la vie démocratique locale.

Les mandats électifs organisent la direction politique de la commune, sans jamais interrompre ni conditionner le fonctionnement de l’administration municipale, qui en assure la continuité permanente.

En conséquence, toute absence, carence, refus d’agir ou empêchement d’une autorité municipale légalement compétente dans le cadre du présent dispositif entraîne automatiquement un mécanisme de substitution.

Ce mécanisme est confié au secrétaire général de mairie, qui agit en qualité de garant de la continuité administrative et institutionnelle de la commune.

Il exerce cette mission dans le respect des lois de la République, du Code général des collectivités territoriales et du Code électoral, sans se substituer aux compétences délibératives des élus, mais en assurant la mise en œuvre des actes nécessaires à la continuité des procédures.

Il peut être assisté, selon les phases institutionnelles concernées, du doyen d’âge ou du benjamin des nouveaux élus, en tant que représentants de la continuité démocratique et de la légitimité issue du scrutin.

Ce principe est d’application générale à l’ensemble des séquences municipales, notamment la période pré-électorale, la période post-électorale et la première séance du conseil municipal.

Aucune disposition du présent dispositif ne peut y déroger.


Article 1 — Principe général

La vie municipale est régie par un principe de continuité administrative et institutionnelle.
Les mandats électifs successifs n’interrompent pas l’action publique communale, qui demeure assurée par l’administration municipale sous l’autorité du maire en exercice jusqu’à l’installation de la nouvelle assemblée délibérante.

Le pouvoir municipal reste au peuple.


Article 2 — De la période pré-électorale

Une réunion préparatoire obligatoire est organisée sept jours avant le premier tour des élections municipales.

Cette réunion réunit :

  • le maire en exercice ;
  • les têtes de liste déclarées candidates ;
  • le secrétaire général de mairie.

Dès sa convocation, le secrétariat général de mairie est reconnu comme l’organe central de continuité administrative. Les élus assurent la direction politique de la commune ; l’administration en garantit la permanence fonctionnelle.

La réunion est présidée par le maire en exercice.

Elle a pour objet, en application des dispositions du Code général des collectivités territoriales et du Code électoral :

  1. l’organisation matérielle des bureaux de vote ;
  2. la désignation et l’organisation des membres des bureaux de vote (présidents, assesseurs, secrétaires, délégués de listes) ;
  3. l’organisation matérielle des opérations de dépouillement ;
  4. l’organisation administrative des bureaux de dépouillement.

Les dispositions arrêtées lors de cette réunion ont pour finalité d’assurer la transparence, la neutralité et la régularité du scrutin.


Article 3 — Du déroulement des opérations électorales

Les opérations électorales sont régies exclusivement par les dispositions du Code électoral et du Code général des collectivités territoriales.

Elles s’exécutent sous la responsabilité de l’autorité municipale compétente, dans le respect des principes de sincérité du scrutin, d’égalité des candidats et de neutralité du service public.


Article 4 — Principe de continuité et de transmission

De la période post-électorale et pré-installation du conseil municipal

La période comprise entre la proclamation des résultats et l’installation du nouveau conseil municipal constitue une phase juridique de continuité institutionnelle.

Elle est organisée afin de garantir la transmission ordonnée des informations, la stabilité du fonctionnement administratif et la neutralité de l’action publique.

Entre la proclamation des résultats et la première réunion du conseil municipal, une réunion obligatoire est organisée.

Elle réunit :

  • le maire sortant ;
  • les candidats à la fonction de maire ;
  • le secrétaire général de mairie ;
  • les adjoints sortants ;
  • le doyen d’âge des nouveaux élus ;
  • le benjamin des nouveaux élus.

Cette réunion est présidée par le maire sortant.

Elle a pour objet :

  1. la présentation des dossiers en cours, sans transfert de compétence ni dessaisissement des autorités en exercice ;
  2. la présentation des outils administratifs, techniques et organisationnels de la commune ;
  3. la préparation de l’ordre du jour de la séance d’installation du conseil municipal, sous la responsabilité du maire sortant, avec possibilité de contributions des candidats à la fonction de maire, avant publication selon les formes réglementaires ;
  4. la communication à chaque candidat à la fonction de maire du procès-verbal de la dernière séance du conseil municipal sortant ;
  5. la préparation matérielle, logistique et administrative de la séance d’installation du conseil municipal.