MANIFESTE 3 continuité et passation des responsabilités.

CHAPITRE III — De la continuité municipale et de la passation des responsabilités

ARTICLE 0 — Principe constitutionnel de continuité municipale et de substitution institutionnelle

La commune est régie par un principe supérieur de continuité institutionnelle, garant de la permanence de l’action publique locale et de la neutralité du service administratif.

Ce principe implique que nul vide de pouvoir, nul conflit politique, ni aucune carence d’une autorité municipale ne peut interrompre les procédures nécessaires à la vie démocratique locale.

Les mandats électifs organisent la direction politique de la commune, sans jamais interrompre ni conditionner le fonctionnement de l’administration municipale, qui en assure la continuité permanente.

En conséquence, toute absence, carence, refus d’agir ou empêchement d’une autorité municipale légalement compétente dans le cadre du présent dispositif entraîne automatiquement un mécanisme de substitution.

Ce mécanisme est confié au secrétaire général de mairie, qui agit en qualité de garant de la continuité administrative et institutionnelle de la commune.

Il exerce cette mission dans le respect des lois de la République, du Code général des collectivités territoriales et du Code électoral, sans se substituer aux compétences délibératives des élus, mais en assurant la mise en œuvre des actes nécessaires à la continuité des procédures.

Il peut être assisté, selon les phases institutionnelles concernées, du doyen d’âge ou du benjamin des nouveaux élus, en tant que représentants de la continuité démocratique et de la légitimité issue du scrutin.

Ce principe est d’application générale à l’ensemble des séquences municipales, notamment la période pré-électorale, la période post-électorale et la première séance du conseil municipal.

Aucune disposition du présent dispositif ne peut y déroger.


Article 1 — Principe général

La vie municipale est régie par un principe de continuité administrative et institutionnelle.
Les mandats électifs successifs n’interrompent pas l’action publique communale, qui demeure assurée par l’administration municipale sous l’autorité du maire en exercice jusqu’à l’installation de la nouvelle assemblée délibérante.

Le pouvoir municipal reste au peuple.


Article 2 — De la période pré-électorale

Une réunion préparatoire obligatoire est organisée sept jours avant le premier tour des élections municipales.

Cette réunion réunit :

  • le maire en exercice ;
  • les têtes de liste déclarées candidates ;
  • le secrétaire général de mairie.

Dès sa convocation, le secrétariat général de mairie est reconnu comme l’organe central de continuité administrative. Les élus assurent la direction politique de la commune ; l’administration en garantit la permanence fonctionnelle.

La réunion est présidée par le maire en exercice.

Elle a pour objet, en application des dispositions du Code général des collectivités territoriales et du Code électoral :

  1. l’organisation matérielle des bureaux de vote ;
  2. la désignation et l’organisation des membres des bureaux de vote (présidents, assesseurs, secrétaires, délégués de listes) ;
  3. l’organisation matérielle des opérations de dépouillement ;
  4. l’organisation administrative des bureaux de dépouillement.

Les dispositions arrêtées lors de cette réunion ont pour finalité d’assurer la transparence, la neutralité et la régularité du scrutin.


Article 3 — Du déroulement des opérations électorales

Les opérations électorales sont régies exclusivement par les dispositions du Code électoral et du Code général des collectivités territoriales.

Elles s’exécutent sous la responsabilité de l’autorité municipale compétente, dans le respect des principes de sincérité du scrutin, d’égalité des candidats et de neutralité du service public.


Article 4 — Principe de continuité et de transmission

De la période post-électorale et pré-installation du conseil municipal

La période comprise entre la proclamation des résultats et l’installation du nouveau conseil municipal constitue une phase juridique de continuité institutionnelle.

Elle est organisée afin de garantir la transmission ordonnée des informations, la stabilité du fonctionnement administratif et la neutralité de l’action publique.

Entre la proclamation des résultats et la première réunion du conseil municipal, une réunion obligatoire est organisée.

Elle réunit :

  • le maire sortant ;
  • les candidats à la fonction de maire ;
  • le secrétaire général de mairie ;
  • les adjoints sortants ;
  • le doyen d’âge des nouveaux élus ;
  • le benjamin des nouveaux élus.

Cette réunion est présidée par le maire sortant.

Elle a pour objet :

  1. la présentation des dossiers en cours, sans transfert de compétence ni dessaisissement des autorités en exercice ;
  2. la présentation des outils administratifs, techniques et organisationnels de la commune ;
  3. la préparation de l’ordre du jour de la séance d’installation du conseil municipal, sous la responsabilité du maire sortant, avec possibilité de contributions des candidats à la fonction de maire, avant publication selon les formes réglementaires ;
  4. la communication à chaque candidat à la fonction de maire du procès-verbal de la dernière séance du conseil municipal sortant ;
  5. la préparation matérielle, logistique et administrative de la séance d’installation du conseil municipal.

 


la commune, manifeste 2

Bonjour,

La suite de mon boulot sur les communes,elections, gestion…..

aujourd’hui les municipales, la liste de candidature.

telecharger ici

Je vous rappelle l’article précédent, La commune hors du commun. Si vous y trouvez un intérêt quelconque, faite suivre et préparons nous pour l’assemblée constituante promise par LFI.

La suite sera libellé MANIFESTE xx.

Perso je ferai suivre à LFI la totalité de mes textes à ce sujet.

D’Ginto

les communes politiquement hors du commun.

MANIFESTE POUR UNE DÉMOCRATIE COMMUNALE RÉELLE

I. La démocratie commence dans les communes — ou elle ne commence nulle part

La démocratie n’est pas une abstraction nationale. Elle n’est pas d’abord à l’Assemblée, ni au Sénat, ni dans les appareils des partis.

Elle commence dans les communes.

Dans les villages minuscules comme dans les grandes villes, c’est là que vivent les réalités concrètes : les habitants, les ressources, l’eau, les sols, les pollutions, les paysages, les contraintes du quotidien.

Chaque commune est une singularité politique complète et complexe . Et pourtant, elles sont toutes administrées comme si elles étaient identiques.

C’est là la première violence institutionnelle : l’uniformisation du réel.

II. Une démocratie locale corsetée par des règles opaques

Les communes sont censées être le niveau le plus proche des citoyens. Mais elles sont enfermées dans un cadre juridique complexe, souvent flou, parfois contradictoire.

Le Code général des collectivités territoriales n’est pas un outil de clarté démocratique : c’est un système d’interprétation permanente.

Les règles ne sont pas toujours lisibles. Elles sont souvent renvoyées à la jurisprudence, aux usages, ou à l’arbitrage des autorités préfectorales.

Une démocratie qui dépend de l’interprétation permanente de ses règles n’est pas une démocratie pleinement maîtrisée : c’est une démocratie sous condition.

III. Le pouvoir réel est ailleurs que là où on le croit

On prétend que le pouvoir local appartient aux élus municipaux.

C’est faux.

Le pouvoir réel est dispersé :

  • dans les règles de droit complexes
  • dans les mécanismes électoraux
  • dans les structures intercommunales
  • dans les logiques de contrôle administratif

Le citoyen, lui, est tenu à distance de ces mécanismes.

Et lorsque le droit devient trop complexe pour être pleinement compris, il cesse d’être démocratique : il devient technocratique.

IV. Le mensonge des victoires permanentes

Chaque élection donne lieu au même théâtre :
tout le monde gagne.

Les majorités triomphent, les oppositions progressent, les reculs deviennent des dynamiques positives.

Mais cette mise en scène masque une réalité brutale : la démocratie locale est de plus en plus une mécanique de communication politique plutôt qu’un reflet fidèle des rapports de force réels.

Comme si la politique était devenue incapable d’assumer une chose simple : il y a des gagnants et des perdants.

V. Un système électoral qui déforme la représentation

Le mode de scrutin municipal repose sur une logique majoritaire renforcée.

Il permet de dégager des exécutifs stables, mais il déforme profondément la représentation des citoyens.

Une partie importante des électeurs disparaît mécaniquement de la représentation effective.

Ce n’est pas un détail technique. C’est une distorsion démocratique structurelle.

Et cette distorsion se prolonge à tous les niveaux :

  • intercommunalités
  • assemblées territoriales
  • Sénat

Le résultat est clair : la représentation devient de plus en plus indirecte à mesure qu’elle devrait être plus proche.

VI. Le Sénat : symbole d’une démocratie inversée

Le Sénat est censé représenter les collectivités territoriales.

Mais il est élu indirectement, à partir d’élus locaux eux-mêmes issus de systèmes déjà imparfaits.

On aboutit à une mécanique en cascade :

  • des citoyens mal représentés localement
  • des élus locaux partiellement représentatifs
  • des sénateurs encore plus éloignés du suffrage direct

Ce n’est pas une chambre de représentation territoriale : c’est une chambre de filtrage institutionnel.

VII. L’illusion de la stabilité contre la réalité démocratique

On justifie souvent ces systèmes au nom de la stabilité.

Mais la stabilité obtenue au prix de la représentation est une stabilité fragile.

Car elle repose sur un paradoxe :
plus on éloigne le citoyen des décisions, plus on prétend renforcer la démocratie.

C’est exactement l’inverse.

VIII. Pour une refondation démocratique

Il faut poser clairement les bases d’une refondation :

1. La clarté des règles locales

Les règles de fonctionnement des conseils municipaux doivent être simples, explicites, opposables sans interprétation excessive.

Une démocratie ne peut pas dépendre de zones grises juridiques.

2. Une représentation réellement proportionnelle

Le scrutin municipal doit mieux refléter la diversité des votes exprimés.

La prime majoritaire, dans son niveau actuel, produit une distorsion démocratique excessive.

3. Une cohérence des niveaux de représentation

Communes, intercommunalités, Sénat : ces niveaux doivent être repensés comme un système cohérent, et non comme une accumulation de filtres successifs.

CONCLUSION : reprendre la démocratie au réel

La démocratie ne peut pas être un récit de victoire permanente.

Elle ne peut pas être un système où la complexité juridique remplace la clarté politique.

Elle ne peut pas être un mécanisme où la représentation s’éloigne à chaque étage institutionnel.

Si la démocratie doit survivre, elle doit revenir à son point d’origine : les communes, le réel, le terrain, le concret.

Tout le reste n’a de sens que s’il en découle.

Sinon, ce n’est plus une démocratie : c’est une architecture administrative qui imite la démocratie.

D’Ginto

Le ton est donné et le ton c’est pas bon

Le ton est donné. Et ce ton, c’est pas bon.
Nous pensions avoir tout vu, et bien non, nous venons d’assister à une conclusion des élections municipales à Lablachère des plus fantaisistes.
Commençons par la fin de règne de Monsieur Laporte, qui clôt son mandat en révélant une nouvelle facette de sa personnalité, en tant que premier magistrat encore en fonction. Après les élections, et avant l’installation de la nouvelle assemblée, il publie un court message sur le site de la mairie pour remercier les citoyens et les électeurs qui lui ont fait confiance durant ses mandats.
Mais en retirant sa liste au second tour, il leur a surtout témoigné son mépris. Son seul moteur semble avoir été la satisfaction de son ego.
Tel un Triboulet moderne du conseil municipal, il prête à sourire lorsqu’il affirme avoir refusé la fusion avec la liste EGAL à cause d’un courrier que je lui aurais adressé. (Il ignore peut-être que des informations circulent au sein même de sa liste, et que le déroulé de cette soirée est parfaitement connu.
La réalité est simple : c’est lui, qui a œuvrer pour retirer « sa liste ». « Si vous maintenez la liste, ce sera sans moi ». Stratégie habile en apparence, puisqu’il savait pertinemment que la seule manière de poursuivre et d’acter  son remplacement était une fusion qu’il avait fait refuser pas les candidats présents(nombreux).
Le texte que j’ai adressé à Monsieur Laporte ainsi qu’à Corinne Larcher, cheffe de file de la liste EGAL, allait dans ce sens. Je ne cache pas que son écriture m’a été particulièrement pénible, et comme disait mon grand-père, ‘Ça m’fait mal au cul’. (ICI) Mais faire barrage à la liste AGIR me semblait indispensable, tant sa profession de foi est indigente et inquiétante pour l’avenir de la politique communale, sans parler des rumeurs de proximités douteuses qui circulaient.
Une question demeure : pourquoi, avant l’édition des bulletins de vote, un changement de tête de liste de Vigouroux à Demaria ? Et pourquoi reléguer Vigouroux en onzième position, à l’écart de toute responsabilité communautaire ?

Par ses choix, Monsieur Laporte a offert la communauté de communes à la droite, faisant entrer le loup dans la bergerie(Hélène Grimaud m’interpelle, oui, je sais que c’est pas gentil pour les loups, mais je ne connais pas d’autre expression, ‘ouvre la porte au danger, si tu veux’). La suite se jouera à Rosières.
Il a ensuite démontré un profond mépris pour la République et ses usages. D’après Monsieur Demaria, tête de liste AGIR, aucun contact avec lui n’a eu lieu entre le 22 et le 27, entre la validation des résultats et l’installation du nouveau conseil. Plus encore, celui qui devait présider la séance d’investiture ne s’est pas présenté. C’est son droit, certes, mais quel mépris pour le protocole, la démocratie, pour les institutions, et pour les électeurs.
La boucle est bouclée. Nous ne le regretterons pas, et nous le remercions presque d’avoir maintenu la commune dans un état de survie, se limitant au strict minimum ou presque.

La séance d’investiture s’est déroulée dans des conditions particulièrement préoccupantes, révélant des manquements notables : insuffisances organisationnelles, non-respect du protocole, propos inappropriés, irrégularités dans l’application des règles et abus de pouvoir. Par ailleurs, le procès-verbal n’a pas été signé par le maire, absent(nous dit-on aux sports d’hiver, et c’est son droit.)
En conséquence, j’ai saisi le maire par écrit afin de porter à sa connaissance, de manière étayée, ces différents dysfonctionnements affectant la mise en place de la nouvelle assemblée majoritaire.

Ce procès-verbal est un scandale(à prononcer à la Georges Marchais). Il ne reflète ni le déroulement réel de la séance, ni les débats, ni les interventions. Il ne remplit pas son rôle.

On a entendu ça et là qu’il fallait avoir un peu d’indulgence, le maire encore en place étant absent. Argument irrecevable, l’intervention du maire en place, président de séance éphémère, ouvre la séance, procède à l’appel, constate le quorum, cède la place au doyen des nouveaux élus et disparait.

On aurait pu imaginer que le candidat à la magistrature suprême de la municipalité eût pu se préparer et, en un clic, avoir le déroulement exact de la soirée ; seuls les écarts des élus de la majorité n’y auraient pas figuré.

Le procès-verbal d’un conseil municipal est un document officiel strictement encadré par le Code général des collectivités territoriales (notamment les articles L.2121-15 et suivants). Il doit garantir la transparence de la vie publique locale et retracer fidèlement les débats.
En ce qui me concerne, selon les suites que le maire donnera à cette situation, je me rapprocherai du préfet ou pas.
La liste AGIR a donné le ton de cette mandature.
Et ce ton c’est pas bon.

D‘Ginto

Le dernier cri

 

EGAL – Le dernier cri

Aujourd’hui, je crie.
Je crie ce que beaucoup pensent tout bas.

En République, la démocratie s’étiole.
Quand les habitant·es sont tenu·es à distance.
Quand leur voix devient un écho vide.
Quand leur avenir se décide sans eux.

C’est pour ça que j’ai créé EGAL.
Pas pour le pouvoir.
Je m’en moque.
Mais pour reprendre le contrôle.
De notre vie.
De notre commune.
De notre avenir.

Pas symboliquement.
Concrètement.

mes principes non négociables :

Fraternité.
Partage.
Respect.
Plaisir d’entreprendre ensemble.
Exigence environnementale.
Laïcité.
Refus absolu de l’injustice.
Refus du racisme.
Refus de toute forme d’ostracisation.

Aimer.

Je refuse une époque où tout se vaut.
Où tout se dilue dans un faux équilibre.

Je le dis :

  • Défendons les droits de l’homme et du citoyen.
  • Défendons une démocratie réelle.
  • Défendons une France qui reste une terre d’accueil.

Je refuse le brouillage des repères.

Mes phares, et là je triche un peu en restant modéré: Voltaire. Victor Hugo.
Liberté de penser. Justice. Dignité humaine.

Je refuse qu’ils soient remplacés par Pétain. Maurras. Barrès. Faurisson.
Leurs idées sont incompatibles avec ce que je suis.
Et avec ce que je veux construire.

Ce n’est pas une formule.
C’est une ligne.

Entreprendre ici et maintenant

EGAL n’est pas un slogan.
EGAL est un outil.

Implantons-le dans le village.
Implantons-le au-delà.

  • Animation culturelle.
  • Projets associatifs.
  • Entrepreneuriat.
  • Présence réelle. Constante. Visible.
  • Construction de projets concrets avec les habitant·es.

Au conseil municipal, nos élus ne sont pas là pour enregistrer.
Ils sont là pour proposer.
Encore et encore.
Rendre nos propositions, abouties ou pas, publiques.
Acceptez-les ou refusez-les. Peu importe.
Soutenir ce qui va dans le bon sens.
S’opposer à ce qui détruit l’intérêt collectif.

Ne cherchons pas le consensus pour lui-même.
Cherchons la justice. La clarté. L’intérêt commun.

Engagement et clarté

EGAL ne peut pas être neutre.

EGAL doit choisir la clarté.
Oser le conflit démocratique quand il le faut.
Assumer l’engagement.

Ne pas nommer les choses, c’est déjà renoncer à agir.

EGAL est un collectif.
Mais c’est aussi une position.
Et désormais, un engagement.

Si je suis en partie responsable du coma du collectif pendant six ans, il n’est plus question de recommencer.

EGAL est sorti du coma. Une belle équipe est constituée, avec une cheffe de file engagée et motivée.
Il doit agir, maintenant.

Le temps du « c’est trop tôt » est terminé et a coûté cher.
Le dernier cri est lancé.

D’Ginto

fin de la campagne

La Croisiere des oublies by Enki Bilal | Goodreads

Mon chien aboie, « Bebel, arrête ! »

Ah non. C’est mon téléphone. Celui qui veille sur nous, qui s’agite dès qu’un événement important se profile.
Je m’apprête à effleurer le bouton d’arrêt, mais mes sens, déjà en alerte malgré l’heure, me soufflent :
« Arrête… regarde. »

Le message s’affiche :
« Fin de la campagne ce soir à zéro heure. »

La panique me saisit.

« Vite, Bebel, on file à la piscine. C’est la fin de la campagne ! »

Bebel s’élance déjà vers la rue de la Merde.
« Non Bebel, pas par là ! voiture ! »

Et nous voilà partis vers le plateau des Grads.

Arrivés là-haut, pourtant, rien ne bouge.
Tout est calme.

La campagne est là, intacte : sauvage, sèche, un peu rude. Le vent passe dans les herbes. L’église de Lablachère semble prête, comme dans La Croisière des oubliés, à se détacher du sol et à s’envoler.

Je me demande soudain : comment pourraient-ils arrêter tout cela ?

Le vent tourne.
Et il apporte la réponse.

Bebel gémit. Moi, j’ai la nausée.

Dans un rang de vigne, un paysan — enfin je suppose — habillé de pied en cap, bottes et masque, pulvérise à grands gestes un produit âcre, entêtant. Il arrose la terre sans un regard pour l’air, pour les insectes, pour ce qui vit encore là. La brume chimique dérive doucement vers nous.

Nous reculons.

Je rentre chez moi, un peu sonné.
Je croise un copain.

Il me dit simplement :
« Alors, encore quinze heures de campagne électorale. »

Ah! Électorale. Wake up D’Ginto.

Méfiez-vous.

Si vous ne voulez pas que la campagne, la vraie, celle des pierres chaudes, des vignes et du vent, disparaisse peu à peu ;
si vous ne voulez pas que les fachos, le grand capital et les marchands de tout imposent un jour au gouvernement des lois comme celle-ci :

« Les promenades à la campagne sont autorisées le jeudi, de 19 heures à 19 h 30.
Un passe sera délivré en mairie sur présentation de la tenue réglementaire : gilet orange, combinaison de protection, masque à gaz et bottes.
Le pass devra être rendu le jour même, après passage obligatoire dans le sas de décontamination. »

Si vous ne voulez pas de ce monde-là — un monde qui ressemble déjà trop à un abri fermé,comme dans Shelter
alors votez.

Surtout vous Mesdames, mobilisez vous, vous serez les premières victimes du fascisme.

Votez localement.
Votez nationalement.

Votez pour la vie.
Pour le partage.
Pour le respect de l’autre.

D’Ginto

 

 

Par ici la bonne soupe.

 

Par ici la bonne soupe !

Le Festi’Soup #3 se déroulera le dimanche 15 mars 2026 à Champs Libres, au 51 chemin de la Brise à Lablachère, avec un concours de soupe de 13h à 15h.

Faire une soupe, ce n’est pas très compliqué.
On peut faire le service minimum : carottes, poireaux, navets… de bons produits locaux, on mixe, et voilà une soupe tout à fait correcte.

Mais une soupe peut aussi se distinguer.
On peut y ajouter des légumes moins connus, quelques épices, un bon bouillon… et soudain, ce n’est plus simplement une soupe : c’est la soupe dont tout le monde parle.

Curieusement, le même jour, le 15 mars, de 8h à 18h, il y aura aussi une autre recette à préparer : les élections municipales.

Là aussi, on peut faire le service minimum : une liste, des noms, et ça fonctionne.

Mais on peut aussi essayer une recette un peu plus savoureuse.

Une liste se distingue, EGAL, qui ajoute quelques bons ingrédients :
de l’écoute, de la participation, de la transparence, de l’information, des méthodes de travail ouvertes, une municipalité où les habitants pourront, s’ils le souhaitent, participer.

Le 15 mars, chacun pourra mettre son grain de sel… dans la soupe et dans la commune !
venez voter pour une recette qui donne envie de se resservir !

Un si beau sourire.

Je pleure des larmes de Jean-Luc, j’ai mal.
Les crocodiles n’ont rien à faire là-dedans.

Je pleure une voix, un sourire, un courage.
Ceux qui portent l’humanité à bout de bras disparaissent trop tôt dans ce monde de dingue.
La Palestine perd une alliée, nous perdons un visage de dignité.
Les absences comme la sienne obligent à continuer, plus fort.

Pendant ce temps, un monstre d’indignité, un bandit,un mafieux continue, dans le silence assourdissant des grands de ce monde, à massacrer, à tenter d’éradiquer la Palestine.
Ta disparition, lui, il la fêtera avec ses acolytes, fachos.

So long, Leila.

Ici

et ici

et là

et encore

 

enfin.

D’Ginto

À LABLACHÈRE, L’ÉCOLE DE LA MÉDISANCE.

 

Je rêvais d’une campagne électorale sereine, tournée vers les idées et l’avenir de Lablachère. Comme beaucoup d’habitants, je pense que notre commune, que toutes les communes méritent mieux que les rumeurs et les insultes.

Ces derniers jours, certaines attaques ont circulé.
« Sur la liste EGAL, il n’y a que des néo-ruraux. »
Ou encore : « tous des branleurs, des chômeurs et des assistés ».

Au fond, ces propos ne parlent pas du projet. Ils cherchent surtout à opposer les habitants entre eux. À suggérer qu’il y aurait les “vrais” et les autres. Je  ne partage pas cette vision. Lablachère s’est toujours construite grâce à des parcours différents : celles et ceux qui y sont nés et qui sont restés, et celles et ceux qui ont choisi d’y vivre, de travailler et de s’y engager.

La réalité est simple et vérifiable. Il suffit d’aller voir le site du collectif EGAL : site EGAL

On y découvre des femmes et des hommes qui travaillent dans des domaines variés : agriculture, santé, culture, artisanat, éducation, restauration, accompagnement, services… Des actifs, des retraités, des personnes engagées dans la vie locale. Des habitants ordinaires qui ont décidé de consacrer du temps à leur commune.

Et au-delà de la liste, EGAL est un collectif plus large, composé de professeurs, infirmiers, commerçants, paysans, techniciens, bénévoles associatifs, des chômeurs bien sûr, des assistés bien sûr… bref, un collectif qui ressemble tout simplement à la diversité de Lablachère.

EGAL fait  un choix clair : parler de méthodes, avant de parler de projets, d’écoute, de transparence et de participation citoyenne. D’autres préfèrent les étiquettes et les caricatures. Ce n’est pas la manière de faire de la politique, sauf à l’extrème-droite.

Nous faisons confiance aux habitants pour faire la différence entre le bruit, la rumeur et le travail, entre les attaques et les propositions. Lablachère mérite un débat digne et respectueux, comme il s’est tenu à la première réunion publique du premier février, avec la présence attentive et respectueuse de deux élu.es de la liste en place de mr Laporte et peut être candidat.es.

Un débat, également serein j’espère, se tiendra le Mardi 3 mars à 20 h.

D’Ginto

 

ECOLOS maman bobos.

 

Je vous parle d’un temps que… non, ce n’est pas ça.
Je vous parle des Écolos en tant que parti. Je ne parle pas des citoyens sincères qui pensent écologie, protection de la planète, amour de la vie.

Pour ce qui me concerne, je suis contre ce parti, non pas à cause de ses positions ou de sa doctrine, mais du simple fait qu’il existe.

Et pour cela, je pose une seule question :
l’écologie peut-elle exister dans un monde où le capitalisme financier, industriel et numérique est roi ?
Je dis non et vous?

L’écologie doit être un paragraphe obligatoire des programmes de chaque parti se disant de gauche, pas un parti en soi.

Combien d’écolos sincères je rencontre chaque jour, et qui ont honte des décisions de l’exécutif de ce parti ; qui s’allient au PS pour quelques petits postes aux municipales ; qui punissent celles et ceux de leurs membres qui pensent autrement que Marine… Quelle déception.

L’Avenir en commun de la France insoumise est, à mes yeux, un exemple pour celles et ceux qui veulent réfléchir, plutôt que de se faire les porte-paroles des milliardaires, patrons des médias de masse.

Je vous invite à lire le programme de L’Avenir en commun, et particulièrement :

L’harmonie des êtres humains avec la nature

Chapitre 12 : Planification écologique

Chapitre 13 : Les grands chantiers de la bifurcation écologique

Chapitre 14 : Protection des biens communs et des droits de l’espèce

Chapitre 15 : Une approche de santé globale

Je rêve d’une charte écologique commune, que tout parti politique devrait accrocher à son revers s’il veut prétendre au qualificatif de parti de gauche.

 

On peut rêver, non ?

La citation du jour,

« je suis anti-chasse, j’utilise des toilettes sèches. »

D’Ginto