Sixième république, vous avez dit sixième république?

Si les années soixante ont marqué la prise de conscience écologique — avec notamment la publication de Silent Spring (« Printemps silencieux ») par Rachel Carson —, alimentée par quelques magnifiques catastrophes :

  • la marée noire du Torrey Canyon ;
  • la marée noire de Santa Barbara (Californie) ;
  • l’incendie de la rivière Cuyahoga (Ohio) ;

c’est à partir des années 1970 que l’on commence à en prendre plein la gueule quand on défile pour protéger la planète.

Si aujourd’hui des forêts disparaissent, si des animaux s’éteignent, si des gens meurent, si des maisons brûlent, combien parmi ces gens, combien parmi ces chasseurs qui fustigent les dirigeants actuels, nous prenaient pour des clowns ou nous cassaient la gueule ?

Aujourd’hui, le retour en arrière est impossible, mais arrêter la progression de la catastrophe reste possible. Possible, mais pas avec ce monde capitaliste qui ne peut exister que par la prédation des milieux naturels et leur destruction.

Commençons par chez nous : le combat est avant tout politique. Et ne nous trompons pas : pour 2027, l’objectif maintenant désuet de simplement battre l’extrême droite n’est plus suffisant.

L’objectif doit être d’euthanasier la Constitution de 1958 : non pas dans la violence, mais en accompagnant démocratiquement la disparition d’un régime arrivé au bout de son cycle, afin de faire naître une nouvelle République.

Sans la réussite de ce projet, autant pisser dans un violon acheté chez Amazon.

Un peu de naïveté, peut-être.

Avant 1958, avant la Deuxième Guerre mondiale, la gauche, pas forcément unie à l’époque, a produit la plupart des grandes avancées sociales.

Depuis 1958, à l’exception des deux septennats de François Mitterrand et du quinquennat de François Hollande — deux présidences issues de la gauche, mais dont les choix et les bilans restent largement discutés à gauche —, la droite a occupé la présidence de la République pendant environ 72 % du temps.

Aidée par la mollesse d’une partie de la gauche, elle s’emploie à détricoter ces acquis et glisse progressivement vers l’extrême droite.

Les enjeux de la présidentielle ne sont même pas un enjeu financier direct : les finances des partis sont alimentées par les voix obtenues aux législatives, par le nombre d’élus… Alors arrêtons les conneries.

Mon camarade François m’a remis entre les mains un tract du PC. C’est à pleurer : toujours les mêmes thèmes, le même vocabulaire, les mêmes propositions. Comment Roussel peut-il encore être entendu aujourd’hui ?

Il faut nous unir dans un but précis : faire élire une ou un candidat porteur d’un projet de Sixième République, avec une assemblée constituante et l’installation d’une nouvelle République.

Tondelier, Faure, Roussel, Glucksmann, Ruffin, Autain… arrêtez vos conneries. Ne soyez pas les fossoyeurs de la gauche et de la planète.

Vous me direz ce que vous voulez, mais pour cet objectif, aujourd’hui, il n’y a qu’un homme capable de le porter : Mélenchon.

Les résultats du premier tour de la présidentielle de 2022 sont éclairants : Jean-Luc Mélenchon, avec 21,95 % des voix, était le troisième homme, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, et devant tous les autres candidats.

Il ne lui manquait que 1,20 point pour dépasser Marine Le Pen et accéder au second tour.

Les voix de gauche dispersées entre Yannick Jadot (4,63 %), Fabien Roussel (2,28 %), Anne Hidalgo (1,75 %), Philippe Poutou (0,77 %) et Nathalie Arthaud (0,56 %) représentaient largement plus que cet écart.

Le programme L’Avenir en commun, dont il est le dépositaire, est le seul programme construit autour de cette idée de Sixième République.

Et aujourd’hui, je ne vois que Mélenchon qui a obtenu près de 22 % des voix à la dernière présidentielle — homme rompu à la politique, tribun, cultivé, homme de débat, connaissant bien ses dossiers, capable de le porter.

Le temps de faire valoir ses différences sera celui de la Constituante, des législatives ou de tout système permettant une véritable représentation de la population.

Mais, nom de Zeus, pas aujourd’hui.

D’Ginto Nick.

J’ai gardé votre architecture et votre ton. La seule modification importante est donc le passage électoral, qui correspond maintenant exactement à l’argument que vous vouliez développer.

HARO sur MÉLENCHON

 

Après une campagne de dénigrement systématique menée par les néofascistes, campagne qui a porté ses fruits mais qui est aujourd’hui de plus en plus dénoncée tant elle apparaît grossière et ridicule, une nouvelle attaque prend le relais :
« Mélenchon n’a jamais rien foutu, il ne connaît pas le peuple. »

Si l’on considère que s’engager en politique et exercer des responsabilités publiques ne constitue pas un travail — conseiller municipal, adjoint au maire, conseiller général, sénateur, ministre délégué, député — alors, vous avez raison : Jean-Luc Mélenchon n’a jamais rien foutu.

Si l’on considère que travailler comme correcteur dans une imprimerie, ouvrier dans une usine de montres, employé dans une station-service, surveillant de l’Éducation nationale, maître auxiliaire, professeur de français dans  l’enseignement technique, pigiste ou dessinateur, ce n’est pas travailler, alors, là encore, vous avez raison : Jean-Luc Mélenchon n’a jamais rien foutu.

Son engagement politique commence très tôt : Organisation communiste internationaliste (OCI), Parti socialiste, Parti de gauche, Front de gauche, La France insoumise, NUPES… On peut être en désaccord avec ses idées, mais il est difficile de prétendre qu’il est resté inactif.

À mes yeux, son parcours est plus proche du peuple et de la population que des néofascistes et des défenseurs d’un capitalisme sans limites qui envahissent notre espace public et nous précipitent dans le mur.

À quand une campagne l’accusant de dérives sexuelles ? À force de ne plus trouver d’arguments politiques, certains finiront peut-être par franchir ce pas.

Mesdames, Messieurs les dénigreurs, vous avez peur.

Il n’y a pas que les forêts qui brûlent grâce à vous, capitalistes sans freins. C’est aussi votre propre maison qui crame.

Peur de perdre votre pouvoir, votre poste, votre influence, votre antenne… Votre dénigrement tous azimuts risque bien de finir par se retourner contre vous. C’est, en tout cas, ce que j’espère. Gare a vos fesses, « il arrive souvent que des hommes naturellement bons, quand ils se voient dénigrer par des calomniateurs, n’hésitent pas à se montrer méchants à leur égard » (ESOPE) , et nous en avons eu déjà quelques exemples de la part de Mélenchon.

D’Ginto Nick

 

Sur le cul.

 

Je suis sur le cul.
À partir de mon dernier papier, j’attendais des réactions, positives ou négatives, au sujet de la dictature égyptienne ou du dommage national imposé à Magnin. Que dalle. Mais, par contre, plusieurs réactions sur mon propos au sujet de la Marseillaise entonnée à Saint-Denis.

La Marseillaise, on y parle de sang impur, comme si les armées françaises n’avaient jamais versé le sang, le leur et celui des autres, comme si elles n’avaient jamais égorgé leurs fils et leurs compagnes. La guerre d’Algérie n’est-elle qu’un lointain souvenir ? Oublions les OPEX, joli nom pour remplacer celui de guerre. OPEX lave plus blanc.

On y exalte aussi le « sang impur », ce qui interroge.

J’ai un souvenir que je veux partager :

Dans mon petit bled de St Gratien, pour passer le certif, notre instit, Monsieur Barège, je me souviens encore de son nom a ce salopard, s’était mis d’accord avec l’instit extérieur qui nous faisait passer l’examen pour que nous récitions la Marseillaise. Mon père, toujours blagueur, m’avait fait apprendre un texte qu’il m’avait commenté, La Butte Rouge et m’avait suggéré de le réciter à la place de la Marseillaise.. Ce que j’ai fait. Inutile de vous dire que j’ai récité « Sur cette butte-là… » et que j’ai été immédiatement coupé et viré. Je n’ai pas eu mon certif,  et je crois que c’est la seule fois où mon père a été fier que je rate un examen.

Gaston Montéhus et Jean Lenoir devraient inspirer notre hymne national, si nous avons besoin d’un hymne national. Personnellement, je préférerais un hymne mondial où seraient déclinés la paix, l’amour, la liberté, le partage, la justice. Dans les stades on ne dirait plus le PSG joue contre Arsenal(joli nom), mais le PSG joue avec Arsenal et lycée de versaille.

Les réactions à ce papier sont multiples.

1 – La plus belle vient d’un copain qui me dit : « Il est quand même con Mélenchon d’avoir démarré sa campagne en même temps que la finale mecs de Roland-Garros ? J’ai pas pu regarder youtube.» Le niveau de conscience politique est, on le voit, très élevé. Pour ceux qui ne connaissent pas, la finale masculine, est un match entre deux mecs qui tapent dans une balle pendant quatre heures et qui gagnent respectivement 2,8 millions d’euros et 1,4 million d’euros. « Ouais mais ils ont des frais… »

2 – Tata, je suis désolé, mais aujourd’hui l’ennemi refusant l’euthanasie qui lui serait fatale, n’est pas à nos portes pour attaquer une république naissante. Il est là, chez nous, chez toi, pour museler et imposer des soins palliatifs à une république agonisante, mais qui les sert si bien..

3 – Non, LFI n’a pas récupéré l’hymne national auprès du RN, elle a partagé l’hymne national avec le RN, et d’autres.

4 – Oui, LFI a enchaîné avec l’Internationale. Ce n’est pas une grande première. Souvent, Mélenchon a soutenu la Marseillaise, chant dit « républicain », mais à l’aube de cette campagne électorale que nous voulons sincère et transparente, c’est le moment de montrer le changement. Et le changement, pour moi, c’est non au « sang impur », oui à la fraternité ! Oui à l’amour de la vie!

D’ginto

Familièrement: Gerber.

 

Il est des événements qui portent atteinte à la dignité, à l’humanité, à la République.

La liste serait trop longue et je n’en citerai que trois, qui furent pour moi d’une extrême violence. Des événements anodins, qui passent inaperçus, mais qui sont le reflet de l’hypocrisie, de la démagogie et du désintérêt total de leurs auteurs pour les citoyens. Seuls les intéressent leur agenda électoral, leur image, les contrats d’armement.

Gerbe 1 : la Légion d’honneur donnée discrètement par Macron à Al-Sissi.
Gerbe 2 : l’hommage national rendu à Edgar Morin.
Gerbe 3 : la Marseillaise entonnée à la fin du discours de Mélenchon à Saint-Denis.

La première, je l’ai renommée « la Légion de la honte ».

Macron décore discrètement un dictateur, Al-Sissi, qui emprisonne, torture, fait disparaître les opposants ou les journalistes qui font leur travail, qui fait réprimer la « Marche mondiale » vers Gaza, en juin 2025, pour l’empêcher d’atteindre la bande de Gaza, à la demande de l’État voyou qu’est Israël, et qui s’arrange pour changer la Constitution et rester au pouvoir jusqu’en 2030 après un coup d’État en 2013.

Heureusement, quelques décorés rendent leur médaille. Pas de Français à ma connaissance, mais des Italiens : Corrado Augias, journaliste et écrivain ; Sergio Cofferati, syndicaliste et ancien maire de Bologne ; Giovanna Melandri, économiste ; et encore la journaliste et écrivaine Luciana Castellina.

Je parle de ce Sissi parce que j’ai eu récemment l’occasion de m’y intéresser, par l’intermédiaire du choix d’une de mes petites-filles de poursuivre ses études de droit au Caire. Les bras m’en sont tombés et je me suis conduit comme un con en lui suggérant que c’était un choix douteux. Depuis, je me suis excusé auprès d’elle et j’ai déplacé mon courroux.

L’Institut de Droit des Affaires Internationales (IDAI) de l’Université du Caire dépend de Panthéon-Sorbonne, et l’on en dit le plus grand bien. Mais comment le ministre de l’Éducation nationale, comment le président de la République peuvent-ils aujourd’hui — nous ne sommes plus au temps de Moubarak — perpétrer l’enseignement du droit dans un pays où les droits des femmes et des hommes n’existent pas ?

Selon Amnesty International, sous le régime du maréchal Al-Sissi, 40 000 personnes ont été arrêtées ou sont poursuivies pour des raisons politiques ; 700 personnes au moins ont été placées en détention sans procès depuis plus de deux ans ; plus de 500 disparitions forcées ont été recensées ; 538 condamnations à mort ont été prononcées en 2015 et 1 400 manifestants ont été tués. L’ONG a également noté un « recours généralisé à la torture en détention ».

Human Rights Watch affirme, de son côté, que 60 000 personnes ont été arrêtées depuis 2013 par le régime d’Al-Sissi.

Mais bien sûr, mon propos n’est pas recevable, car l’enseignement des droits humains n’est pas la mission de l’IDAI. Sa mission est d’offrir à ses étudiants une formation universitaire de très haut niveau, les préparant aux diplômes français de licence en droit (trois années d’études) et de master en droit des affaires.

Tout est dit. Eva, bonne chance et surtout contente toi de tes études et du plaisir de découvrir un pays,tout en conservant des œillères et des boules kies.

Je tire mon chapeau à Macron, et je regarde, à travers des larmes, celui d’Edgar cloué sur le cercueil.

Cet événement, je l’ai renommé « le dommage national fait à Edgar ».

Comment t’appeler ? Magnin ? Morin ? Nahoum ? Salomon David ?

J’ai choisi.

Salut, Magnin,

Nous sommes loin de Teruel et je ne vais pas en rajouter une couche. Edgar, tu as disparu physiquement, mais pas intellectuellement, ni culturellement, ni politiquement.

Je t’ai longtemps appelé l’Iguane, tendrement, et je garderai longtemps tes yeux pétillants et ton sourire, prêts à embrasser, mais aussi à mordre.

Je suis écœuré par l’hommage national qui t’est rendu. Non qu’il ne soit pas mérité, mais parce que cet hommage dépend d’un président de la République hypocrite, aveugle et sourd aux hurlements des Gazaouis, des Cisjordaniens, des Libanais…

Edgar Nahoum, ex-David Salomon Nahoum, a jusqu’à son dernier souffle pris fait et cause pour le peuple palestinien. Il aura critiqué l’État d’Israël tout en reconnaissant une « admirable minorité » opposée à la politique désastreuse — le mot est faible — de Netanyahou.

Il aura eu droit à un procès pour antisémitisme après la publication d’un article paru dans Le Monde. Quatre années de procédure pour que la plainte retourne d’où elle venait : des chiottes.

Aujourd’hui, ceux-là mêmes qui flirtent avec Netanyahou et qui veulent faire de nous des antisémites parce que nous hurlons notre douleur à voir crever un peuple, à voir écraser et affamer des enfants, des chiens et des chats, ce sont eux qui, engoncés dans leurs beaux costumes, rendent hommage à Edgar Morin.

C’est à gerber.

Ils veulent faire de nous des antisémites parce que nous ne supportons pas de voir le peuple juif, s’abritant derrière des drames parmi les plus odieux que l’humanité ait pu inventer, devenir génocidaire, toujours plus colonisateur, toujours plus voleur.

Antisémites parce que nous ne supportons pas de voir un homme, Netanyahou, qui, pour éviter le plus longtemps possible la justice de son pays et la justice internationale, poursuit ses méfaits.

Combien de morts pour éviter la justice ?

Citoyens d’Israël, membres de la diaspora juive, réveillez-vous !

Rejoignez l’« admirable minorité » et devenez « la majorité normale ».

Le solde des entrées et des départs d’Israël est aujourd’hui négatif en faveur des départs. Mais le départ n’est pas une solution.

La solution, c’est le combat pour la reconnaissance de la Palestine, rééquilibrée, indemnisée. C’est la réduction à la portion congrue de l’influence des fanatiques religieux. C’est permettre à des petites filles de se promener en jupe sans recevoir de petits cailloux dans certains quartiers. C’est, surtout, faire en sorte que l’État d’Israël cesse d’utiliser la victimisation liée à la Shoah tout en se conduisant en colonisateur, en voleur, en génocidaire.

Vous savez que ce sont là trois des méthodes que les nazis ont utilisées à l’encontre des Juifs.

Troisième gerbe.

Pour ce qui concerne Saint-Denis et la Marseillaise, j’ai rapidement éteint la chaîne YouTube de Mélenchon quand j’ai entendu les premières notes de la Marseillaise.

Le drapeau bleu-blanc-rouge, passe encore. Mais, pour ce qui me concerne, cet hymne n’est pas supportable : guerrier, belliqueux, raciste.

Pourquoi entonner ce chant ? Pour racoler des voix de droite et d’extrême droite ?

À la limite celle de Gainsbourg et encore!

J’espère que la Sixième République aura le courage de changer l’hymne national.

Cet incident semble anodin, mais il suffit à me cantonner à un statut de contact et de soutien au sein d’Action populaire et au GA, n’ayant aucune envie de me retrouver à subir la Marseillaise.

D’Ginto

Parité la sortie.

J’ai osé dire que dans une future organisation politique, la loi sur la parité en matière politique passait à la trappe au profit de « Il doit y avoir au moins autant de femmes que d’hommes. » Oulala il faut entendre au fin fond du bois de Paiolive, le tollé du mâle attaqué dans ses prérogatives.
Il faut lire :
« La loi électorale peut prévoir des mécanismes visant à assurer une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les assemblées élues, dans la constitution de listes de candidatures. Ces mécanismes peuvent inclure la parité ou des dispositifs favorisant une représentation majoritaire des femmes. »
Une liste de candidature se construit par et pour les citoyen-ne-s candidat-e-s ou par des citoyen-ne-s élu-e-s.
« les citoyen-ne-s qui préparent une liste de candidature sont majeur-e-s, vacciné-e-s et peuvent dans le cadre de la loi effectuer leurs choix en fonction des compétences, des disponibilités de chacun·e »
« mon choix révèle son importance, si le mode d’élection des délégués communautaires perdure, ne laissant que le choix de présenter une liste bidon, quitte à revoir cette liste par le biais des démissions ».
Si une majorité de femmes est établie dans une assemblée, ce n’est que la reconnaissance d’une erreur historique. On ne répare pas l’histoire avec des équilibres figés.
Et enfin une considération que je dirai, si j’osais, biologique, mais je n’ose pas, en disant plutôt : « le fait que certaines femmes aient vécu la grossesse et la maternité, ce qu’aucun homme n’a vécu dans sa chair, leur donne une expérience du corps, du soin et du lien à la vie qui peut enrichir la réflexion politique. »
Quelle petite fille, jeune fille ou femme, quel petit garçon, jeune homme ou homme savent-ils qu’en 1945 les femmes votaient pour la première fois, savent-ils que c’est la loi du 13 juillet 1965 qui autorise la femme mariée à ouvrir un compte bancaire en son nom et à travailler sans le consentement de son mari, au même titre qu’une célibataire ou une veuve.
La parité n’est pas un mur, c’est un plancher, une majorité de femmes est légitime, possible et politique.
La loi ne doit pas être faite par des mathématiciens, mais par des êtres sociaux, attentifs à la vie, a la liberté, au libre arbitre, autant que faire ce peut.

MANIFESTE 3 continuité et passation des responsabilités.

CHAPITRE III — De la continuité municipale et de la passation des responsabilités

ARTICLE 0 — Principe constitutionnel de continuité municipale et de substitution institutionnelle

La commune est régie par un principe supérieur de continuité institutionnelle, garant de la permanence de l’action publique locale et de la neutralité du service administratif.

Ce principe implique que nul vide de pouvoir, nul conflit politique, ni aucune carence d’une autorité municipale ne peut interrompre les procédures nécessaires à la vie démocratique locale.

Les mandats électifs organisent la direction politique de la commune, sans jamais interrompre ni conditionner le fonctionnement de l’administration municipale, qui en assure la continuité permanente.

En conséquence, toute absence, carence, refus d’agir ou empêchement d’une autorité municipale légalement compétente dans le cadre du présent dispositif entraîne automatiquement un mécanisme de substitution.

Ce mécanisme est confié au secrétaire général de mairie, qui agit en qualité de garant de la continuité administrative et institutionnelle de la commune.

Il exerce cette mission dans le respect des lois de la République, du Code général des collectivités territoriales et du Code électoral, sans se substituer aux compétences délibératives des élus, mais en assurant la mise en œuvre des actes nécessaires à la continuité des procédures.

Il peut être assisté, selon les phases institutionnelles concernées, du doyen d’âge ou du benjamin des nouveaux élus, en tant que représentants de la continuité démocratique et de la légitimité issue du scrutin.

Ce principe est d’application générale à l’ensemble des séquences municipales, notamment la période pré-électorale, la période post-électorale et la première séance du conseil municipal.

Aucune disposition du présent dispositif ne peut y déroger.


Article 1 — Principe général

La vie municipale est régie par un principe de continuité administrative et institutionnelle.
Les mandats électifs successifs n’interrompent pas l’action publique communale, qui demeure assurée par l’administration municipale sous l’autorité du maire en exercice jusqu’à l’installation de la nouvelle assemblée délibérante.

Le pouvoir municipal reste au peuple.


Article 2 — De la période pré-électorale

Une réunion préparatoire obligatoire est organisée sept jours avant le premier tour des élections municipales.

Cette réunion réunit :

  • le maire en exercice ;
  • les têtes de liste déclarées candidates ;
  • le secrétaire général de mairie.

Dès sa convocation, le secrétariat général de mairie est reconnu comme l’organe central de continuité administrative. Les élus assurent la direction politique de la commune ; l’administration en garantit la permanence fonctionnelle.

La réunion est présidée par le maire en exercice.

Elle a pour objet, en application des dispositions du Code général des collectivités territoriales et du Code électoral :

  1. l’organisation matérielle des bureaux de vote ;
  2. la désignation et l’organisation des membres des bureaux de vote (présidents, assesseurs, secrétaires, délégués de listes) ;
  3. l’organisation matérielle des opérations de dépouillement ;
  4. l’organisation administrative des bureaux de dépouillement.

Les dispositions arrêtées lors de cette réunion ont pour finalité d’assurer la transparence, la neutralité et la régularité du scrutin.


Article 3 — Du déroulement des opérations électorales

Les opérations électorales sont régies exclusivement par les dispositions du Code électoral et du Code général des collectivités territoriales.

Elles s’exécutent sous la responsabilité de l’autorité municipale compétente, dans le respect des principes de sincérité du scrutin, d’égalité des candidats et de neutralité du service public.


Article 4 — Principe de continuité et de transmission

De la période post-électorale et pré-installation du conseil municipal

La période comprise entre la proclamation des résultats et l’installation du nouveau conseil municipal constitue une phase juridique de continuité institutionnelle.

Elle est organisée afin de garantir la transmission ordonnée des informations, la stabilité du fonctionnement administratif et la neutralité de l’action publique.

Entre la proclamation des résultats et la première réunion du conseil municipal, une réunion obligatoire est organisée.

Elle réunit :

  • le maire sortant ;
  • les candidats à la fonction de maire ;
  • le secrétaire général de mairie ;
  • les adjoints sortants ;
  • le doyen d’âge des nouveaux élus ;
  • le benjamin des nouveaux élus.

Cette réunion est présidée par le maire sortant.

Elle a pour objet :

  1. la présentation des dossiers en cours, sans transfert de compétence ni dessaisissement des autorités en exercice ;
  2. la présentation des outils administratifs, techniques et organisationnels de la commune ;
  3. la préparation de l’ordre du jour de la séance d’installation du conseil municipal, sous la responsabilité du maire sortant, avec possibilité de contributions des candidats à la fonction de maire, avant publication selon les formes réglementaires ;
  4. la communication à chaque candidat à la fonction de maire du procès-verbal de la dernière séance du conseil municipal sortant ;
  5. la préparation matérielle, logistique et administrative de la séance d’installation du conseil municipal.

 


la commune, manifeste 2

Bonjour,

La suite de mon boulot sur les communes,elections, gestion…..

aujourd’hui les municipales, la liste de candidature.

telecharger ici

Je vous rappelle l’article précédent, La commune hors du commun. Si vous y trouvez un intérêt quelconque, faite suivre et préparons nous pour l’assemblée constituante promise par LFI.

La suite sera libellé MANIFESTE xx.

Perso je ferai suivre à LFI la totalité de mes textes à ce sujet.

D’Ginto

les communes politiquement hors du commun.

MANIFESTE POUR UNE DÉMOCRATIE COMMUNALE RÉELLE

I. La démocratie commence dans les communes — ou elle ne commence nulle part

La démocratie n’est pas une abstraction nationale. Elle n’est pas d’abord à l’Assemblée, ni au Sénat, ni dans les appareils des partis.

Elle commence dans les communes.

Dans les villages minuscules comme dans les grandes villes, c’est là que vivent les réalités concrètes : les habitants, les ressources, l’eau, les sols, les pollutions, les paysages, les contraintes du quotidien.

Chaque commune est une singularité politique complète et complexe . Et pourtant, elles sont toutes administrées comme si elles étaient identiques.

C’est là la première violence institutionnelle : l’uniformisation du réel.

II. Une démocratie locale corsetée par des règles opaques

Les communes sont censées être le niveau le plus proche des citoyens. Mais elles sont enfermées dans un cadre juridique complexe, souvent flou, parfois contradictoire.

Le Code général des collectivités territoriales n’est pas un outil de clarté démocratique : c’est un système d’interprétation permanente.

Les règles ne sont pas toujours lisibles. Elles sont souvent renvoyées à la jurisprudence, aux usages, ou à l’arbitrage des autorités préfectorales.

Une démocratie qui dépend de l’interprétation permanente de ses règles n’est pas une démocratie pleinement maîtrisée : c’est une démocratie sous condition.

III. Le pouvoir réel est ailleurs que là où on le croit

On prétend que le pouvoir local appartient aux élus municipaux.

C’est faux.

Le pouvoir réel est dispersé :

  • dans les règles de droit complexes
  • dans les mécanismes électoraux
  • dans les structures intercommunales
  • dans les logiques de contrôle administratif

Le citoyen, lui, est tenu à distance de ces mécanismes.

Et lorsque le droit devient trop complexe pour être pleinement compris, il cesse d’être démocratique : il devient technocratique.

IV. Le mensonge des victoires permanentes

Chaque élection donne lieu au même théâtre :
tout le monde gagne.

Les majorités triomphent, les oppositions progressent, les reculs deviennent des dynamiques positives.

Mais cette mise en scène masque une réalité brutale : la démocratie locale est de plus en plus une mécanique de communication politique plutôt qu’un reflet fidèle des rapports de force réels.

Comme si la politique était devenue incapable d’assumer une chose simple : il y a des gagnants et des perdants.

V. Un système électoral qui déforme la représentation

Le mode de scrutin municipal repose sur une logique majoritaire renforcée.

Il permet de dégager des exécutifs stables, mais il déforme profondément la représentation des citoyens.

Une partie importante des électeurs disparaît mécaniquement de la représentation effective.

Ce n’est pas un détail technique. C’est une distorsion démocratique structurelle.

Et cette distorsion se prolonge à tous les niveaux :

  • intercommunalités
  • assemblées territoriales
  • Sénat

Le résultat est clair : la représentation devient de plus en plus indirecte à mesure qu’elle devrait être plus proche.

VI. Le Sénat : symbole d’une démocratie inversée

Le Sénat est censé représenter les collectivités territoriales.

Mais il est élu indirectement, à partir d’élus locaux eux-mêmes issus de systèmes déjà imparfaits.

On aboutit à une mécanique en cascade :

  • des citoyens mal représentés localement
  • des élus locaux partiellement représentatifs
  • des sénateurs encore plus éloignés du suffrage direct

Ce n’est pas une chambre de représentation territoriale : c’est une chambre de filtrage institutionnel.

VII. L’illusion de la stabilité contre la réalité démocratique

On justifie souvent ces systèmes au nom de la stabilité.

Mais la stabilité obtenue au prix de la représentation est une stabilité fragile.

Car elle repose sur un paradoxe :
plus on éloigne le citoyen des décisions, plus on prétend renforcer la démocratie.

C’est exactement l’inverse.

VIII. Pour une refondation démocratique

Il faut poser clairement les bases d’une refondation :

1. La clarté des règles locales

Les règles de fonctionnement des conseils municipaux doivent être simples, explicites, opposables sans interprétation excessive.

Une démocratie ne peut pas dépendre de zones grises juridiques.

2. Une représentation réellement proportionnelle

Le scrutin municipal doit mieux refléter la diversité des votes exprimés.

La prime majoritaire, dans son niveau actuel, produit une distorsion démocratique excessive.

3. Une cohérence des niveaux de représentation

Communes, intercommunalités, Sénat : ces niveaux doivent être repensés comme un système cohérent, et non comme une accumulation de filtres successifs.

CONCLUSION : reprendre la démocratie au réel

La démocratie ne peut pas être un récit de victoire permanente.

Elle ne peut pas être un système où la complexité juridique remplace la clarté politique.

Elle ne peut pas être un mécanisme où la représentation s’éloigne à chaque étage institutionnel.

Si la démocratie doit survivre, elle doit revenir à son point d’origine : les communes, le réel, le terrain, le concret.

Tout le reste n’a de sens que s’il en découle.

Sinon, ce n’est plus une démocratie : c’est une architecture administrative qui imite la démocratie.

D’Ginto

Le ton est donné et le ton c’est pas bon

Le ton est donné. Et ce ton, c’est pas bon.
Nous pensions avoir tout vu, et bien non, nous venons d’assister à une conclusion des élections municipales à Lablachère des plus fantaisistes.
Commençons par la fin de règne de Monsieur Laporte, qui clôt son mandat en révélant une nouvelle facette de sa personnalité, en tant que premier magistrat encore en fonction. Après les élections, et avant l’installation de la nouvelle assemblée, il publie un court message sur le site de la mairie pour remercier les citoyens et les électeurs qui lui ont fait confiance durant ses mandats.
Mais en retirant sa liste au second tour, il leur a surtout témoigné son mépris. Son seul moteur semble avoir été la satisfaction de son ego.
Tel un Triboulet moderne du conseil municipal, il prête à sourire lorsqu’il affirme avoir refusé la fusion avec la liste EGAL à cause d’un courrier que je lui aurais adressé. (Il ignore peut-être que des informations circulent au sein même de sa liste, et que le déroulé de cette soirée est parfaitement connu.
La réalité est simple : c’est lui, qui a œuvrer pour retirer « sa liste ». « Si vous maintenez la liste, ce sera sans moi ». Stratégie habile en apparence, puisqu’il savait pertinemment que la seule manière de poursuivre et d’acter  son remplacement était une fusion qu’il avait fait refuser pas les candidats présents(nombreux).
Le texte que j’ai adressé à Monsieur Laporte ainsi qu’à Corinne Larcher, cheffe de file de la liste EGAL, allait dans ce sens. Je ne cache pas que son écriture m’a été particulièrement pénible, et comme disait mon grand-père, ‘Ça m’fait mal au cul’. (ICI) Mais faire barrage à la liste AGIR me semblait indispensable, tant sa profession de foi est indigente et inquiétante pour l’avenir de la politique communale, sans parler des rumeurs de proximités douteuses qui circulaient.
Une question demeure : pourquoi, avant l’édition des bulletins de vote, un changement de tête de liste de Vigouroux à Demaria ? Et pourquoi reléguer Vigouroux en onzième position, à l’écart de toute responsabilité communautaire ?

Par ses choix, Monsieur Laporte a offert la communauté de communes à la droite, faisant entrer le loup dans la bergerie(Hélène Grimaud m’interpelle, oui, je sais que c’est pas gentil pour les loups, mais je ne connais pas d’autre expression, ‘ouvre la porte au danger, si tu veux’). La suite se jouera à Rosières.
Il a ensuite démontré un profond mépris pour la République et ses usages. D’après Monsieur Demaria, tête de liste AGIR, aucun contact avec lui n’a eu lieu entre le 22 et le 27, entre la validation des résultats et l’installation du nouveau conseil. Plus encore, celui qui devait présider la séance d’investiture ne s’est pas présenté. C’est son droit, certes, mais quel mépris pour le protocole, la démocratie, pour les institutions, et pour les électeurs.
La boucle est bouclée. Nous ne le regretterons pas, et nous le remercions presque d’avoir maintenu la commune dans un état de survie, se limitant au strict minimum ou presque.

La séance d’investiture s’est déroulée dans des conditions particulièrement préoccupantes, révélant des manquements notables : insuffisances organisationnelles, non-respect du protocole, propos inappropriés, irrégularités dans l’application des règles et abus de pouvoir. Par ailleurs, le procès-verbal n’a pas été signé par le maire, absent(nous dit-on aux sports d’hiver, et c’est son droit.)
En conséquence, j’ai saisi le maire par écrit afin de porter à sa connaissance, de manière étayée, ces différents dysfonctionnements affectant la mise en place de la nouvelle assemblée majoritaire.

Ce procès-verbal est un scandale(à prononcer à la Georges Marchais). Il ne reflète ni le déroulement réel de la séance, ni les débats, ni les interventions. Il ne remplit pas son rôle.

On a entendu ça et là qu’il fallait avoir un peu d’indulgence, le maire encore en place étant absent. Argument irrecevable, l’intervention du maire en place, président de séance éphémère, ouvre la séance, procède à l’appel, constate le quorum, cède la place au doyen des nouveaux élus et disparait.

On aurait pu imaginer que le candidat à la magistrature suprême de la municipalité eût pu se préparer et, en un clic, avoir le déroulement exact de la soirée ; seuls les écarts des élus de la majorité n’y auraient pas figuré.

Le procès-verbal d’un conseil municipal est un document officiel strictement encadré par le Code général des collectivités territoriales (notamment les articles L.2121-15 et suivants). Il doit garantir la transparence de la vie publique locale et retracer fidèlement les débats.
En ce qui me concerne, selon les suites que le maire donnera à cette situation, je me rapprocherai du préfet ou pas.
La liste AGIR a donné le ton de cette mandature.
Et ce ton c’est pas bon.

D‘Ginto

Le dernier cri

 

EGAL – Le dernier cri

Aujourd’hui, je crie.
Je crie ce que beaucoup pensent tout bas.

En République, la démocratie s’étiole.
Quand les habitant·es sont tenu·es à distance.
Quand leur voix devient un écho vide.
Quand leur avenir se décide sans eux.

C’est pour ça que j’ai créé EGAL.
Pas pour le pouvoir.
Je m’en moque.
Mais pour reprendre le contrôle.
De notre vie.
De notre commune.
De notre avenir.

Pas symboliquement.
Concrètement.

mes principes non négociables :

Fraternité.
Partage.
Respect.
Plaisir d’entreprendre ensemble.
Exigence environnementale.
Laïcité.
Refus absolu de l’injustice.
Refus du racisme.
Refus de toute forme d’ostracisation.

Aimer.

Je refuse une époque où tout se vaut.
Où tout se dilue dans un faux équilibre.

Je le dis :

  • Défendons les droits de l’homme et du citoyen.
  • Défendons une démocratie réelle.
  • Défendons une France qui reste une terre d’accueil.

Je refuse le brouillage des repères.

Mes phares, et là je triche un peu en restant modéré: Voltaire. Victor Hugo.
Liberté de penser. Justice. Dignité humaine.

Je refuse qu’ils soient remplacés par Pétain. Maurras. Barrès. Faurisson.
Leurs idées sont incompatibles avec ce que je suis.
Et avec ce que je veux construire.

Ce n’est pas une formule.
C’est une ligne.

Entreprendre ici et maintenant

EGAL n’est pas un slogan.
EGAL est un outil.

Implantons-le dans le village.
Implantons-le au-delà.

  • Animation culturelle.
  • Projets associatifs.
  • Entrepreneuriat.
  • Présence réelle. Constante. Visible.
  • Construction de projets concrets avec les habitant·es.

Au conseil municipal, nos élus ne sont pas là pour enregistrer.
Ils sont là pour proposer.
Encore et encore.
Rendre nos propositions, abouties ou pas, publiques.
Acceptez-les ou refusez-les. Peu importe.
Soutenir ce qui va dans le bon sens.
S’opposer à ce qui détruit l’intérêt collectif.

Ne cherchons pas le consensus pour lui-même.
Cherchons la justice. La clarté. L’intérêt commun.

Engagement et clarté

EGAL ne peut pas être neutre.

EGAL doit choisir la clarté.
Oser le conflit démocratique quand il le faut.
Assumer l’engagement.

Ne pas nommer les choses, c’est déjà renoncer à agir.

EGAL est un collectif.
Mais c’est aussi une position.
Et désormais, un engagement.

Si je suis en partie responsable du coma du collectif pendant six ans, il n’est plus question de recommencer.

EGAL est sorti du coma. Une belle équipe est constituée, avec une cheffe de file engagée et motivée.
Il doit agir, maintenant.

Le temps du « c’est trop tôt » est terminé et a coûté cher.
Le dernier cri est lancé.

D’Ginto