Trump et les néo-fascistes à travers le monde réussiront-ils cet exploit historique : faire reculer la démocratie au point de recréer les conditions des années 1970, celles où la violence politique naissait du désespoir, de la répression et de l’absence totale d’alternative démocratique crédible ? Les Black Panthers patrouillent dans Philadelphie!
Quand l’État brutalise, quand les institutions se ferment, quand la police et les forces fédérales sont perçues comme des instruments d’oppression plutôt que de protection, les sociétés se fracturent, donnant naissance à des groupes constitués de gens désespérés et qui se sentent en danger. L’histoire montre alors toujours la même dérive : certains parlent de terrorisme, d’autres de résistance. Le mot change selon le camp, rarement selon les faits.
Ce glissement sémantique n’est pas neutre.
Un citoyen qui se défend contre l’envahisseur est un résistant qui a droit a une médaille.
Un militant politisé qui s’oppose à un État autoritaire devient un terroriste qui mérite au minimum les geôles..
Renato Curcio, Margherita Cagol, Mario Moretti, Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, Baader, Meinhof, Ensslin terroristes ou résistants ?
Cette ambiguïté traverse toute l’histoire politique contemporaine : des luttes afro-américaines aux mouvements révolutionnaires européens, dans des contextes où les États eux-mêmes, qui étaient avant tout anticommunistes, n’étaient ni neutres, ni exempts de compromissions avec le racisme, le fascisme ou l’autoritarisme.
L’histoire est arbitre et le constat est que ces stratégies n’ont pas conduit à la révolution espérée.
Elles ont surtout servi de prétexte aux États pour renforcer leur arsenal répressif, surveiller, criminaliser, emprisonner. Et surtout, elles ont effrayé les populations, coupant toute dynamique majoritaire de transformation sociale, de révolution.
La violence politique a nourrit l’ordre qu’elle voulait combattre.
Aujourd’hui, notre dernier espoir reste un réveil des consciences, sans effusion de sang, sans basculement dans une logique de confrontation armée qui signerait l’échec définitif de la démocratie — si tant est qu’elle existe encore pleinement.
l’espoir repose sur une cohésion des structures dites de gauche, au niveau des municipales, présidentielles et législatives avec un seul mot d’ordre, le danger est proche, luttons tous contre ce qui reste de la droite et les partis d’extème droites.C’est mal barré quand on voit l’attitude du PS, carrément macroniste et coup de poing dans la gueule, l’attitude de Tondelier qui s’allie avec ces traitres, qui menace de ses foudres les dissidents qui fuient et se rallient à LFI.
Je persiste et signe, LFI n’est pas le diable, lisez le programme, c’est notre seul espoir de reconquête de la démocratie et de l’abolition du capitalisme mondialisé, essentiellement financier qui ne produit rien sauf des bénéfices et des dividendes pour les plus riches.
Je crains qu’une victoire de l’extrême droite ne nous entraine vers l’abime.
D’Ginto