À l’attention de moi-même, anticlérical viscéral
Oui, bien sûr, le chef de l’Église catholique a bien signifié que son voyage était apostolique.
Non, cela n’a rien à voir avec La Poste. L’ex-bon vieux Larousse nous dit :
- Qui vient, qui procède directement des apôtres.
- Qui concerne la propagation de la foi chrétienne.
- Qui concerne le Saint-Siège, qui en émane.
Bien sûr, il nous dit que son voyage n’était pas celui d’un chef d’État.
Malgré les efforts de Macron, il a refusé les égards élyséens dus à son rang de chef d’État du Vatican. Très paternel, Macron arrivera à le prendre par l’épaule.
Bien sûr, il nous dit que les 28 millions d’euros qu’a coûté son déplacement sont à la charge de l’Église.
C’est qui, l’Église ?
Bien sûr qu’il a le droit de faire une manifestation dans la rue, sous réserve qu’il fasse une demande d’autorisation auprès du ministre de l’Intérieur. Il n’a pas le droit de le faire dans un édifice public.
Bien sûr, comme pour toutes les manifestations, leur sérénité est assurée par le ministre de l’Intérieur, sans égards particuliers, mais peut-être légèrement différente de celle des manifestations de type « gilets jaunes » ou, plus récemment, lycéennes.
Bien sûr qu’il a le droit de planquer les œuvres de Marko Rupnik, prêtre slovène, champion du viol , du harcèlement sexuel et psychologique, sur la façade de Notre-Dame du Rosaire à Lourdes, bâtiment propriété de l’Église, bien que sa construction soit antérieure à 1905.
Les commentaires à ce sujet, dits par l’entourage de Léon : cette décision a été prise pour permettre aux victimes de l’Église de venir chercher la consolation à Lourdes.
Traduction : fermez vos gueules, ne portez pas plainte, venez trouver réconfort auprès de votre prêtre favori.
(Faites gaffe quand même.)
Bien sûr, aucune pancarte « Me Too bonnes sœurs » : des victimes, sur les cinq continents et dans 25 pays, de viols commis par des prêtres.
L’introduction de la bite d’un « ministre sacré » dans le vagin d’une bonne sœur, mariée à Dieu et consacrée, la rapproche de Dieu, et la fellation remplace l’hostie…
Voilà une institution qui déclare avec force, et beaucoup d’onctuosité, que la pédophilie est un crime, que le viol est interdit, que l’avortement est un crime…c’est là que je gerbe.…mais qui cache, dissimule, protège, incapable qu’elle est de faire son mea-culpa.
Quels commentaires a-t-on enregistrés après la découverte — et ce n’est pas terminé — de charniers, fosses communes ou sépultures anonymes autour d’institutions confessionnelles, principalement liées à l’Église catholique ?
Il y a une étude intéressante, notamment réalisée par des membres de l’Église, qui explique la recrudescence des actes sexuels envers les bonnes sœurs dès les années 1980.
Et pourquoi, mon bon ?
C’est l’apparition du VIH qui vient chambouler la sexualité des prêtres. Ils n’ont plus confiance dans les prostituées, dans les femmes « à risques », dans les paroissiennes.
Qu’à cela ne tienne : on a tout ce qu’il faut dans les institutions religieuses : Les bonnes sœurs, certaines sont vierges au moment de prononcer leurs vœux définitifs et n’auront plus de contacts avec les hommes de la rue. À ce stade de sa carrière lorsqu’une religieuse prononce ses vœux définitifs (ou vœux perpétuels), elle s’engage généralement, selon l’institut religieux auquel elle appartient, à respecter trois vœux principaux :
- Pauvreté : renoncer à la propriété personnelle des biens, selon les règles propres à sa congrégation.
Chasteté : renoncer au mariage et à toute activité sexuelle ; elle est consacrée à Dieu.
Mais,
Obéissance : se soumettre aux supérieurs religieux et aux règles de sa congrégation.
C’est à cet instant qu’elles deviennent les proies des prêtres.
Les prêtres ne sont jamais à court d’idées dès lors qu’il s’agit de satisfaire leurs pulsions, d’autant qu’ils sont protégés au plus haut de la hiérarchie catholique.
J’aurais aimé que Francis Cabrel écrive une chanson sur l’église, de la manière dont il a traité la corrida, mais sa foi catholique, revendiquée, l’en empêche certainement.
Illi papam habent; ego non.