Parité la sortie.

J’ai osé dire que dans une future organisation politique, la loi sur la parité en matière politique passait à la trappe au profit de « Il doit y avoir au moins autant de femmes que d’hommes. » Oulala il faut entendre au fin fond du bois de Paiolive, le tollé du mâle attaqué dans ses prérogatives.
Il faut lire :
« La loi électorale peut prévoir des mécanismes visant à assurer une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les assemblées élues, dans la constitution de listes de candidatures. Ces mécanismes peuvent inclure la parité ou des dispositifs favorisant une représentation majoritaire des femmes. »
Une liste de candidature se construit par et pour les citoyen-ne-s candidat-e-s ou par des citoyen-ne-s élu-e-s.
« les citoyen-ne-s qui préparent une liste de candidature sont majeur-e-s, vacciné-e-s et peuvent dans le cadre de la loi effectuer leurs choix en fonction des compétences, des disponibilités de chacun·e »
« mon choix révèle son importance, si le mode d’élection des délégués communautaires perdure, ne laissant que le choix de présenter une liste bidon, quitte à revoir cette liste par le biais des démissions ».
Si une majorité de femmes est établie dans une assemblée, ce n’est que la reconnaissance d’une erreur historique. On ne répare pas l’histoire avec des équilibres figés.
Et enfin une considération que je dirai, si j’osais, biologique, mais je n’ose pas, en disant plutôt : « le fait que certaines femmes aient vécu la grossesse et la maternité, ce qu’aucun homme n’a vécu dans sa chair, leur donne une expérience du corps, du soin et du lien à la vie qui peut enrichir la réflexion politique. »
Quelle petite fille, jeune fille ou femme, quel petit garçon, jeune homme ou homme savent-ils qu’en 1945 les femmes votaient pour la première fois, savent-ils que c’est la loi du 13 juillet 1965 qui autorise la femme mariée à ouvrir un compte bancaire en son nom et à travailler sans le consentement de son mari, au même titre qu’une célibataire ou une veuve.
La parité n’est pas un mur, c’est un plancher, une majorité de femmes est légitime, possible et politique.
La loi ne doit pas être faite par des mathématiciens, mais par des êtres sociaux, attentifs à la vie, a la liberté, au libre arbitre, autant que faire ce peut.

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