MANIFESTE 3 continuité et passation des responsabilités.

CHAPITRE III — De la continuité municipale et de la passation des responsabilités

ARTICLE 0 — Principe constitutionnel de continuité municipale et de substitution institutionnelle

La commune est régie par un principe supérieur de continuité institutionnelle, garant de la permanence de l’action publique locale et de la neutralité du service administratif.

Ce principe implique que nul vide de pouvoir, nul conflit politique, ni aucune carence d’une autorité municipale ne peut interrompre les procédures nécessaires à la vie démocratique locale.

Les mandats électifs organisent la direction politique de la commune, sans jamais interrompre ni conditionner le fonctionnement de l’administration municipale, qui en assure la continuité permanente.

En conséquence, toute absence, carence, refus d’agir ou empêchement d’une autorité municipale légalement compétente dans le cadre du présent dispositif entraîne automatiquement un mécanisme de substitution.

Ce mécanisme est confié au secrétaire général de mairie, qui agit en qualité de garant de la continuité administrative et institutionnelle de la commune.

Il exerce cette mission dans le respect des lois de la République, du Code général des collectivités territoriales et du Code électoral, sans se substituer aux compétences délibératives des élus, mais en assurant la mise en œuvre des actes nécessaires à la continuité des procédures.

Il peut être assisté, selon les phases institutionnelles concernées, du doyen d’âge ou du benjamin des nouveaux élus, en tant que représentants de la continuité démocratique et de la légitimité issue du scrutin.

Ce principe est d’application générale à l’ensemble des séquences municipales, notamment la période pré-électorale, la période post-électorale et la première séance du conseil municipal.

Aucune disposition du présent dispositif ne peut y déroger.


Article 1 — Principe général

La vie municipale est régie par un principe de continuité administrative et institutionnelle.
Les mandats électifs successifs n’interrompent pas l’action publique communale, qui demeure assurée par l’administration municipale sous l’autorité du maire en exercice jusqu’à l’installation de la nouvelle assemblée délibérante.

Le pouvoir municipal reste au peuple.


Article 2 — De la période pré-électorale

Une réunion préparatoire obligatoire est organisée sept jours avant le premier tour des élections municipales.

Cette réunion réunit :

  • le maire en exercice ;
  • les têtes de liste déclarées candidates ;
  • le secrétaire général de mairie.

Dès sa convocation, le secrétariat général de mairie est reconnu comme l’organe central de continuité administrative. Les élus assurent la direction politique de la commune ; l’administration en garantit la permanence fonctionnelle.

La réunion est présidée par le maire en exercice.

Elle a pour objet, en application des dispositions du Code général des collectivités territoriales et du Code électoral :

  1. l’organisation matérielle des bureaux de vote ;
  2. la désignation et l’organisation des membres des bureaux de vote (présidents, assesseurs, secrétaires, délégués de listes) ;
  3. l’organisation matérielle des opérations de dépouillement ;
  4. l’organisation administrative des bureaux de dépouillement.

Les dispositions arrêtées lors de cette réunion ont pour finalité d’assurer la transparence, la neutralité et la régularité du scrutin.


Article 3 — Du déroulement des opérations électorales

Les opérations électorales sont régies exclusivement par les dispositions du Code électoral et du Code général des collectivités territoriales.

Elles s’exécutent sous la responsabilité de l’autorité municipale compétente, dans le respect des principes de sincérité du scrutin, d’égalité des candidats et de neutralité du service public.


Article 4 — Principe de continuité et de transmission

De la période post-électorale et pré-installation du conseil municipal

La période comprise entre la proclamation des résultats et l’installation du nouveau conseil municipal constitue une phase juridique de continuité institutionnelle.

Elle est organisée afin de garantir la transmission ordonnée des informations, la stabilité du fonctionnement administratif et la neutralité de l’action publique.

Entre la proclamation des résultats et la première réunion du conseil municipal, une réunion obligatoire est organisée.

Elle réunit :

  • le maire sortant ;
  • les candidats à la fonction de maire ;
  • le secrétaire général de mairie ;
  • les adjoints sortants ;
  • le doyen d’âge des nouveaux élus ;
  • le benjamin des nouveaux élus.

Cette réunion est présidée par le maire sortant.

Elle a pour objet :

  1. la présentation des dossiers en cours, sans transfert de compétence ni dessaisissement des autorités en exercice ;
  2. la présentation des outils administratifs, techniques et organisationnels de la commune ;
  3. la préparation de l’ordre du jour de la séance d’installation du conseil municipal, sous la responsabilité du maire sortant, avec possibilité de contributions des candidats à la fonction de maire, avant publication selon les formes réglementaires ;
  4. la communication à chaque candidat à la fonction de maire du procès-verbal de la dernière séance du conseil municipal sortant ;
  5. la préparation matérielle, logistique et administrative de la séance d’installation du conseil municipal.

 


la commune, manifeste 2

Bonjour,

La suite de mon boulot sur les communes,elections, gestion…..

aujourd’hui les municipales, la liste de candidature.

telecharger ici

Je vous rappelle l’article précédent, La commune hors du commun. Si vous y trouvez un intérêt quelconque, faite suivre et préparons nous pour l’assemblée constituante promise par LFI.

La suite sera libellé MANIFESTE xx.

Perso je ferai suivre à LFI la totalité de mes textes à ce sujet.

D’Ginto

les communes politiquement hors du commun.

MANIFESTE POUR UNE DÉMOCRATIE COMMUNALE RÉELLE

I. La démocratie commence dans les communes — ou elle ne commence nulle part

La démocratie n’est pas une abstraction nationale. Elle n’est pas d’abord à l’Assemblée, ni au Sénat, ni dans les appareils des partis.

Elle commence dans les communes.

Dans les villages minuscules comme dans les grandes villes, c’est là que vivent les réalités concrètes : les habitants, les ressources, l’eau, les sols, les pollutions, les paysages, les contraintes du quotidien.

Chaque commune est une singularité politique complète et complexe . Et pourtant, elles sont toutes administrées comme si elles étaient identiques.

C’est là la première violence institutionnelle : l’uniformisation du réel.

II. Une démocratie locale corsetée par des règles opaques

Les communes sont censées être le niveau le plus proche des citoyens. Mais elles sont enfermées dans un cadre juridique complexe, souvent flou, parfois contradictoire.

Le Code général des collectivités territoriales n’est pas un outil de clarté démocratique : c’est un système d’interprétation permanente.

Les règles ne sont pas toujours lisibles. Elles sont souvent renvoyées à la jurisprudence, aux usages, ou à l’arbitrage des autorités préfectorales.

Une démocratie qui dépend de l’interprétation permanente de ses règles n’est pas une démocratie pleinement maîtrisée : c’est une démocratie sous condition.

III. Le pouvoir réel est ailleurs que là où on le croit

On prétend que le pouvoir local appartient aux élus municipaux.

C’est faux.

Le pouvoir réel est dispersé :

  • dans les règles de droit complexes
  • dans les mécanismes électoraux
  • dans les structures intercommunales
  • dans les logiques de contrôle administratif

Le citoyen, lui, est tenu à distance de ces mécanismes.

Et lorsque le droit devient trop complexe pour être pleinement compris, il cesse d’être démocratique : il devient technocratique.

IV. Le mensonge des victoires permanentes

Chaque élection donne lieu au même théâtre :
tout le monde gagne.

Les majorités triomphent, les oppositions progressent, les reculs deviennent des dynamiques positives.

Mais cette mise en scène masque une réalité brutale : la démocratie locale est de plus en plus une mécanique de communication politique plutôt qu’un reflet fidèle des rapports de force réels.

Comme si la politique était devenue incapable d’assumer une chose simple : il y a des gagnants et des perdants.

V. Un système électoral qui déforme la représentation

Le mode de scrutin municipal repose sur une logique majoritaire renforcée.

Il permet de dégager des exécutifs stables, mais il déforme profondément la représentation des citoyens.

Une partie importante des électeurs disparaît mécaniquement de la représentation effective.

Ce n’est pas un détail technique. C’est une distorsion démocratique structurelle.

Et cette distorsion se prolonge à tous les niveaux :

  • intercommunalités
  • assemblées territoriales
  • Sénat

Le résultat est clair : la représentation devient de plus en plus indirecte à mesure qu’elle devrait être plus proche.

VI. Le Sénat : symbole d’une démocratie inversée

Le Sénat est censé représenter les collectivités territoriales.

Mais il est élu indirectement, à partir d’élus locaux eux-mêmes issus de systèmes déjà imparfaits.

On aboutit à une mécanique en cascade :

  • des citoyens mal représentés localement
  • des élus locaux partiellement représentatifs
  • des sénateurs encore plus éloignés du suffrage direct

Ce n’est pas une chambre de représentation territoriale : c’est une chambre de filtrage institutionnel.

VII. L’illusion de la stabilité contre la réalité démocratique

On justifie souvent ces systèmes au nom de la stabilité.

Mais la stabilité obtenue au prix de la représentation est une stabilité fragile.

Car elle repose sur un paradoxe :
plus on éloigne le citoyen des décisions, plus on prétend renforcer la démocratie.

C’est exactement l’inverse.

VIII. Pour une refondation démocratique

Il faut poser clairement les bases d’une refondation :

1. La clarté des règles locales

Les règles de fonctionnement des conseils municipaux doivent être simples, explicites, opposables sans interprétation excessive.

Une démocratie ne peut pas dépendre de zones grises juridiques.

2. Une représentation réellement proportionnelle

Le scrutin municipal doit mieux refléter la diversité des votes exprimés.

La prime majoritaire, dans son niveau actuel, produit une distorsion démocratique excessive.

3. Une cohérence des niveaux de représentation

Communes, intercommunalités, Sénat : ces niveaux doivent être repensés comme un système cohérent, et non comme une accumulation de filtres successifs.

CONCLUSION : reprendre la démocratie au réel

La démocratie ne peut pas être un récit de victoire permanente.

Elle ne peut pas être un système où la complexité juridique remplace la clarté politique.

Elle ne peut pas être un mécanisme où la représentation s’éloigne à chaque étage institutionnel.

Si la démocratie doit survivre, elle doit revenir à son point d’origine : les communes, le réel, le terrain, le concret.

Tout le reste n’a de sens que s’il en découle.

Sinon, ce n’est plus une démocratie : c’est une architecture administrative qui imite la démocratie.

D’Ginto