quand avance la canicule, comment veux-tu

que je hulule dit la chouette.

Une petite digression dans ce monde délabré,

Des vagues à l’aube, au vague à l’âme

Au cours d’un petit apéro avec des amies-locataires ou inversement, j’ai raconté à l’une d’elles, Chantal, l’événement exceptionnel que j’avais vécu à Belle-Île, à savoir l’effondrement devant mes yeux d’une des Aiguilles de Port-Coton. En racontant, fier et enthousiaste, j’ai senti un étonnement intérieur, ce petit sentiment que quelque chose déconne.

Rentré chez moi, armé du doute créé par ce petit malaise, je me suis plongé ou replongé dans l’histoire des Aiguilles, pour me rendre compte que j’avais pour vérité un rêve et que, pour m’en débarrasser, il a fallu que je le racontasse.

Cela m’arrive fréquemment et il faut à chaque fois un petit signal d’alarme ou un événement qui me ramène la tête sur terre. Combien de fois ai-je regretté que mes camarades du cours complémentaire de Saint-Gratien ne puissent voler avec moi, nus dans les étoiles.

Ça, ça a duré ses années, tant j’étais content de ce rêve, toujours le même : j’étais nu dans une allée du château de Versailles, de nuit. Je me laissais tomber lentement et, avant de toucher le sol, je décollais. La bite pour quille, j’ai survolé New-York, Paris, Cerisy-Gailly par Sailly-Laurette, Saint-Julien-sur-Bibot. C’est beau, une ville la nuit. Je me suis reflété dans le lac d’Enghien, me suis brûlé les poils pubiens en survolant la Soufrière, affolé les ours polaires avec mon ombre qui courait sur la banquise.

« Debout, Jean-Luc, tu vas encore être en retard ! »

Ce petit événement m’a secoué les souvenirs et Belle-Île m’est revenue en pleine poire. Belle-Île, souvenirs, abandonnée à cause du changement lent et insidieux de ce petit coin de bonheur.

Mes premiers pas d’îlien, c’est en 1953, j’ai neuf ans (?) et aujourd’hui je veux vous raconter une petite histoire à lire le soir à vos petits-enfants.

Qui ne connaît pas les histoires de Pyrame et Thisbé (moi), d’Héloïse et Abélard, d’Orphée et Eurydice (non, Jean-Claude, ils ne sont pas homo, Orphée est un homme), de Lancelot et Guenièvre, de Tristan et Yseut, et enfin de Roméo et Juliette ?

Mais qui connaît l’histoire de Juliette et Léon, du Gua à Sanilhac ?

Vous avez remarqué que, souvent, dans les histoires d’amour tragiques, on cite toujours le mâle en premier et, de peur de me retrouver en face de paires de seins ukrainiens, je cite Juliette en premier.

Merveilleuse Juliette qui nous racontait son succès auprès des hommes parce qu’elle « restait dans son naturel ».

Son compagnon Léon, elle l’avait gardé bébé et elle le gardait encore après avoir fui son mari, à moto, avec le Léon du PC local.

« Mon Léon, aujourd’hui, il a pris un coup de froid. »

Ça, c’était quand il était pété en hiver, et l’été :

« Il avait pris un coup de chaud dans ses vignes. »

Les sorties de Léon restaient dans les annales.

Un jour, sur le marché de Joyeuse, on croise Léon, seul ? 

« Bah, Léon, elle est où Juliette ? »

« Elle est à l’hôpital. »

« Merde, c’est grave ? »

« Je sais pas, elle a une descente d’orgasme. »

Ou encore, appuyé sur son bar, regardant passer une bagnole :

« Ce grand con-là, faites gaffe, il fait partie d’une sexe. »

Mais plus encore, qui connaît l’histoire de Jeanne et Jean, de Belle-Île ?

Asseyez-vous, à minuit, à mi-chemin entre les menhirs Jeanne et Jean, un soir de pleine lune. Surtout, pas un bruit !

Sur le Arza Mendit, quand vous faites le moindre bruit, les Potioks disparaissent ; ici, au lieu-dit Kerlédan, au moindre soupir, les menhirs sont muets.

Il faut vous tenir exactement à mi-chemin entre Jean et Jeanne, c’est-à-dire à 170 mètres de l’une ou de l’autre.

Jeanne et Jean, descendants de Jeanne et Jean de Runélo, disparus en 1830 : travail démarré par les Anglais, encore eux, et terminé par les maçons bien de chez nous pour tailler des pierres pour construire je ne sais plus quelle tour.

Jeanne et Jean, ceux qui sont encore debout, pour combien de temps, qui étaient-ils, qui sont-ils ?

Jeanne était  jeune et jolie bergère qui tomba amoureuse de Jean, fils de barde (il faut croire que les bergères avaient un prénom prédestiné, mais Jeanne, de Sauzon, n’allait pas brouter l’Anglais hors de France), elle préféra son Jean.

Jean tomba lui aussi amoureux, mais c’était le barde à papa et celui-ci, furieux de voir son fils amoureux éperdu d’une gardienne de moutons, convoqua les druides et, en échange de quelques faveurs, ceux-ci, aidés par les sorcières de Borgroix, transformèrent Jeanne et Jean en menhirs.

Une sorcière malicieuse, restée anonyme, sortit son joker et, pour adoucir leur peine, leur permit, les soirs de pleine lune, de rejoindre les humains.

Vivre ainsi, bloqués dans la pierre, incite à la méditation. On s’ennuie, vous comprenez. La masturbation est impossible, sauf mentale, et, le cycle lunaire étant de 28 jours, laissez-moi vous dire que, pendant quelques heures les soirs de pleine lune, l’amour n’était pas platonique.

L’année 1953 fut un calvaire pour eux, deux éclipses de lune, les 29 janvier et 26 juillet, interdisant leurs amours.

Il vous faudra attendre la fin de leurs ébats pour qu’ils vous remarquent et se racontent.

« Tu te souviens, ma Jeanne, quand Cocteau est venu chez Sarah ? »

« Oh oui, mon Jeannot, et Monet, quand il a peint les Aiguilles, et tous les autres, Flaubert qui cause de nous dans son bouquin, Par les champs et par les grèves, et Matisse, et Clairin… »

« Clairin ? »

« Bah oui, Jeannot, le peintre, le pote à Sarah. »

« Ah oui, Jojo. »

« Et pis l’autre, là, qu’a commencé à semer la merde à Belle-Île ? »

« Mitterrand ? »

« Ma préférée de toute cette bande, c’est Arletty, elle te foutait une de ces atmosphères. »

« Atmosphère ? »

« Bah oui, quoi, atmosphère. Depuis, quelle misère, Johnny Depp et Vanessa Paradis, Jean-Luc Delarue… »

« Attention, ma Jeanne, dans 20 minutes, c’est le lever du soleil. »

Là, jeunes gens, il vaut mieux éteindre vos oreilles.

Calmés, juste avant l’aube, on entend Jean qui murmure à Jeanne :

« Mon amoure, J’espère qu’à la prochaine pleine lune, tu te seras décalé par rapport au cycle lunaire, ça pègue et pas le temps de prendre une douc… »

Terminé, les menhirs froids, Callioutus erectus emprisonnent à nouveau les amours infinies de Jeanne et Jean.

Reprenez vos vélos et allez rêver devant les Aiguilles, et si vous en voyez une bouger, arrêtez immédiatement le chouchen et allongez-vous.

Hier, un petit drame, Anouch, écrivaine, autrice, théâtreuse a vu s’envoler ses écrits, ces souvenirs dans l’incendie de son bureau Belle-ilois. Vous me direz ça n‘a rien à voir, c’est vrai et alors ? Je l’embrasse.

D’Ginto Nick.

LE MÉPRIS, LE CHAGRIN ET LA PITIÉ

« Tu les aimes mes institutions » ?

« Tu l’aimes ma constitution » ?

Il faut bien, un jour, que les citoyens admettent que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les choses ont changé. L’exemple le plus frappant est celui de la condition des femmes : il est à lui seul suffisant pour étayer mon propos.

Les femmes n’ont pas le droit de vote. Elles ont besoin de l’autorisation de leur mari pour ouvrir un compte bancaire ou travailler. Elles n’ont aucun accès légal à la pilule contraceptive ni à l’avortement. Il n’existe pas de divorce par consentement mutuel ni d’autorité parentale conjointe. Une mère ne peut pas transmettre sa nationalité à son enfant. Le viol conjugal n’est reconnu comme un crime qu’en 1990 et la parité pour les mandats électoraux n’est instaurée qu’en 2000.

En somme, mis à part le droit de vote et l’éligibilité, à l’aube de la Ve République, les femmes étaient des citoyennes de seconde zone.

L’exemple est suffisant, mais le changement ne se limite évidemment pas à la condition des femmes. Il peut s’étendre à toutes les sphères de la vie, individuelles comme collectives.

Un autre fait est particulièrement marquant : le déplacement des populations. En 1958, 45 % de la population française est urbaine ; aujourd’hui, c’est environ 80 %.

Qui peut croire un seul instant qu’une Constitution rédigée en 1958, et les lois qui en découlent, ne puissent pas devenir obsolètes lorsque l’on constate les transformations considérables de la société entre 1958 et aujourd’hui ?

J’entends encore la réflexion d’un ami :

« C’est impossible, ce que propose LFI. Il faudra au moins deux mandats pour avoir une nouvelle Constitution. »

Quel mépris pour les artisans de la Constitution de 1958, dont les travaux se sont déroulés, en gros, sur quatre ou cinq mois ! Quel mépris aussi pour nous-mêmes : serions-nous incapables de le faire ?

Voici la chronologie :

  • 3 juin 1958 : la loi constitutionnelle autorise le gouvernement de Charles de Gaulle à préparer une nouvelle Constitution.
  • 12 juin : début effectif des travaux de rédaction.
  • 29 juillet : le projet est présenté au Comité consultatif constitutionnel.
  • 3 septembre : le projet définitif est présenté au Conseil des ministres.
  • 4 septembre : de Gaulle le présente publiquement place de la République.
  • 28 septembre : référendum.
  • 4 octobre 1958 : promulgation de la Constitution.

Les principaux rédacteurs furent notamment Michel Debré, Georges Pompidou, Jean Foyer et Raymond Janot.

Quoi que nous pensions de ces rédacteurs, ils ont fait le boulot en quatre mois.

Ils l’ont fait, certes, mais dans le mépris du peuple, qui n’a pas été véritablement associé au processus et qui votera « oui » à la Constitution sans avoir eu la possibilité matérielle d’en analyser sérieusement le contenu. Le débat est resté largement réservé aux politiques.

On se souvient de François Mitterrand, farouche opposant à cette Constitution, qui finira pourtant par s’y vautrer, dès qu’il sera élu président de la République.

Il est un autre exemple, fameux, qui montre qu’une autre voie est possible, une voie respectueuse du peuple.

C’est l’Assemblée constituante de 1789.

Née de la transformation des États généraux, l’Assemblée nationale constituante siège de juin 1789 à septembre 1791. En 1789, elle abolit les privilèges lors de la nuit du 4 août, adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen le 26 août et pose les bases d’une monarchie constitutionnelle.

Alors, mon ami, deux ans de travaux et tu prétends qu’il nous faudrait dix ans ?

Ta réflexion est un exemple flagrant du travail de dénigrement mené par ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change : milliardaires, propriétaires de médias, capitalistes. Ils veulent conserver le pouvoir et continuer à crever les poches pleines.

Mais alors, quelle est la solution ?

Il n’y en a qu’une : changer le pouvoir et convoquer une Assemblée constituante pour passer à la VIe République.

UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE QUI INTEGRE LE PEUPLE PAR TIRAGE AU SORT ET QUI FAIT FI DES PARTICIPANTS AUX ANCIENNES ASSEMBLÉES.

Changer le pouvoir, mais comment ?

Une seule solution : il faut le prendre. Et pour cela, il faut nous organiser afin que l’élection présidentielle devienne l’élection de la VIe République.

Voter pour une République qui reconnaîtra au peuple le droit d’intervenir dans les institutions ; qui reconnaîtra à la planète des droits fondamentaux de protection ; qui permettra à chacun de choisir sa vie et qui permettra à chacun de choisir sa mort.

Et bien sûr, quand je fais le tour des femmes et des hommes possibles, désireux et capables de mener à bien ce projet, je n’en vois actuellement qu’un.

Vous le savez : cet homme, c’est le représentant de L’Avenir en Commun, Jean-Luc Mélenchon.

J’espère, pour ne pas rééditer les dernières élections présidentielles, que les autres prétendants accepteront de constater leur impossibilité à emporter la victoire et se rallieront, pour cette élection, à Mélenchon.

Quitte à se retrouver au moment des élections législatives et de l’Assemblée constituante : là sera le temps et l’heure de faire valoir ses différences, s’il y en a.

Au-delà de sauver un petit siège.

Le chagrin et la pitié, voilà ce que je ressens quand je vois se démener les Faure, Tondelier, Gluksman, Roussel, Autin, Ruffin, Jadot, qu’ont-ils à y gagner, rien , a perdre, tout et nous avec.

Le programme, l’avenir en commun n’est pas le joujou classique des politiques avant des élections, il existe depuis 2017, est publié, amendé, par nous, régulièrement. Il est consultable sur https://melenchon2027.fr/programme2025/livre/.

Il est également textuellement transmissible dans la pluspart des  librairies n’appartenant pas à Boloré ou autres néofascistes.

D’Ginto Nick.

une eclipse transparente

C’est un scandale, aucune médiatisation, voici un phénomène jusqu’à là inconnu, une éclipse totale transparente.

 

Notre expert en éclipses, après une enquête approfondie a identifié le lieu, France,  Lablachère, sur le plateau des grads à 19h 38.

Éclipse totale et transparente de D’Ginto Nick.

D’Ginto Nick est identifié comme faisant partie de la Galaxie de « Néoruro »

« Jean-Luc, renet mous ça! »

enfoncer et detourner. des portes ouvertes

J’ai reçu une adresse web me permettant de regarder un olibrius délirer sur les mensonges qu’on nous aurait vendus à propos de l’éclipse de Soleil d’hier.

Non, ne vous inquiétez pas : je ne vous communiquerai pas l’adresse de cet individu. Elle a disparu dans la corbeille.

Voilà l’exemple type d’un individu qui se croit investi d’un pouvoir de vérité et qui, comme tant de nuisibles des réseaux dits sociaux, enfonce des portes ouvertes.

« Tout le monde se trompe »… sauf lui ?

Se trompe sur quoi ?

Tout avait été annoncé par les scientifiques : une éclipse de Soleil était prévue, à telle heure, depuis longtemps. Et ce que ce clown devrait d’abord saluer, c’est la précision extraordinaire de l’astronomie. Il devrait également saluer la précision des prévisions : on sait à l’avance quelle sera la caractéristique de l’éclipse en n’importe quel point du monde — partielle, totale ou inexistante.

Avons-nous besoin de sa logorrhée pour le savoir ?

Dans notre région, l’éclipse du Soleil par interposition de la Lune entre la Terre et le Soleil devait atteindre environ 96 %. Cela signifie que la Lune occulterait 96 % de la surface visible du Soleil. Point. Personne ne ment à personne.

Mais notre personnage tourne son propos de telle façon qu’il veut nous faire croire que lui aurait déjoué les mensonges, qu’on nous cacherait quelque chose, qu’on nous tromperait.

Dans quel but ?

Simplement obtenir des « likes », ce vocabulaire débile des réseaux sociaux ?

Eh bien non, tu n’auras pas mon « like ». Si j’ai regardé ton intervention, c’est uniquement parce que quelqu’un me l’a envoyée.

J’aurais certainement été beaucoup plus intéressé si ce pantin avait dénoncé la véritable question : la gestion catastrophique de cet événement et, plus largement, l’incapacité des pouvoirs publics à anticiper les conséquences d’événements pourtant parfaitement prévisibles.

L’éclipse était prévue depuis longtemps. La prochaine l’est également, comme celles qui suivront. Les scientifiques savent des années, voire des siècles à l’avance, où et quand elles se produiront.

Alors pourquoi l’État n’a-t-il rien mis en œuvre suffisamment à l’avance pour protéger la population ? Pourquoi avoir laissé aux seuls commerçants le soin de fournir les lunettes spéciales, alors que la demande était prévisible et qu’ils se sont retrouvés dépassés ?

Voilà, à mes yeux, le véritable sujet.

Bref, l’intervention de ce personnage n’a aucun intérêt, si ce n’est peut-être pour lui-même.

Pour ce qui me concerne, j’ai regardé l’éclipse avec des lunettes adaptées. J’ai admiré ce phénomène rare et passionnant, et surtout la formidable prouesse technique et scientifique qui permet de le prévoir avec une telle précision.

Et j’ai râlé, comme mes amis, lorsqu’un gros nuage pervers est venu au secours de Macron et s’est installé dans notre région entre le Soleil et nous, précisément au moment où la Lune, gourmande, bouffait 96 % de la surface du Soleil !

Le véritable problème, finalement, est peut-être là : des fantoches de ce genre occupent une place considérable sur Internet et dans les réseaux sociaux. À force de transformer les évidences en révélations et les prévisions scientifiques en prétendus mensonges, ils contribuent à brouiller la réflexion de ceux qui les regardent.

Et ça, contrairement à une éclipse, n’a rien de prévisible ni de réjouissant.

Ce sujet n’est pas anodin, les reseaux sociaux, l’ia, Youtube et autres, mal utilisés  comme ils le sont, sont un danger

D’Ginto Nick

Sixième république, vous avez dit sixième république?

Si les années soixante ont marqué la prise de conscience écologique — avec notamment la publication de Silent Spring (« Printemps silencieux ») par Rachel Carson —, alimentée par quelques magnifiques catastrophes :

  • la marée noire du Torrey Canyon ;
  • la marée noire de Santa Barbara (Californie) ;
  • l’incendie de la rivière Cuyahoga (Ohio) ;

c’est à partir des années 1970 que l’on commence à en prendre plein la gueule quand on défile pour protéger la planète.

Si aujourd’hui des forêts disparaissent, si des animaux s’éteignent, si des gens meurent, si des maisons brûlent, combien parmi ces gens, combien parmi ces chasseurs qui fustigent les dirigeants actuels, nous prenaient pour des clowns ou nous cassaient la gueule ?

Aujourd’hui, le retour en arrière est impossible, mais arrêter la progression de la catastrophe reste possible. Possible, mais pas avec ce monde capitaliste qui ne peut exister que par la prédation des milieux naturels et leur destruction.

Commençons par chez nous : le combat est avant tout politique. Et ne nous trompons pas : pour 2027, l’objectif maintenant désuet de simplement battre l’extrême droite n’est plus suffisant.

L’objectif doit être d’euthanasier la Constitution de 1958 : non pas dans la violence, mais en accompagnant démocratiquement la disparition d’un régime arrivé au bout de son cycle, afin de faire naître une nouvelle République.

Sans la réussite de ce projet, autant pisser dans un violon acheté chez Amazon.

Un peu de naïveté, peut-être.

Avant 1958, avant la Deuxième Guerre mondiale, la gauche, pas forcément unie à l’époque, a produit la plupart des grandes avancées sociales.

Depuis 1958, à l’exception des deux septennats de François Mitterrand et du quinquennat de François Hollande — deux présidences issues de la gauche, mais dont les choix et les bilans restent largement discutés à gauche —, la droite a occupé la présidence de la République pendant environ 72 % du temps.

Aidée par la mollesse d’une partie de la gauche, elle s’emploie à détricoter ces acquis et glisse progressivement vers l’extrême droite.

Les enjeux de la présidentielle ne sont même pas un enjeu financier direct : les finances des partis sont alimentées par les voix obtenues aux législatives, par le nombre d’élus… Alors arrêtons les conneries.

Mon camarade François m’a remis entre les mains un tract du PC. C’est à pleurer : toujours les mêmes thèmes, le même vocabulaire, les mêmes propositions. Comment Roussel peut-il encore être entendu aujourd’hui ?

Il faut nous unir dans un but précis : faire élire une ou un candidat porteur d’un projet de Sixième République, avec une assemblée constituante et l’installation d’une nouvelle République.

Tondelier, Faure, Roussel, Glucksmann, Ruffin, Autain… arrêtez vos conneries. Ne soyez pas les fossoyeurs de la gauche et de la planète.

Vous me direz ce que vous voulez, mais pour cet objectif, aujourd’hui, il n’y a qu’un homme capable de le porter : Mélenchon.

Les résultats du premier tour de la présidentielle de 2022 sont éclairants : Jean-Luc Mélenchon, avec 21,95 % des voix, était le troisième homme, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, et devant tous les autres candidats.

Il ne lui manquait que 1,20 point pour dépasser Marine Le Pen et accéder au second tour.

Les voix de gauche dispersées entre Yannick Jadot (4,63 %), Fabien Roussel (2,28 %), Anne Hidalgo (1,75 %), Philippe Poutou (0,77 %) et Nathalie Arthaud (0,56 %) représentaient largement plus que cet écart.

Le programme L’Avenir en commun, dont il est le dépositaire, est le seul programme construit autour de cette idée de Sixième République.

Et aujourd’hui, je ne vois que Mélenchon qui a obtenu près de 22 % des voix à la dernière présidentielle — homme rompu à la politique, tribun, cultivé, homme de débat, connaissant bien ses dossiers, capable de le porter.

Le temps de faire valoir ses différences sera celui de la Constituante, des législatives ou de tout système permettant une véritable représentation de la population.

Mais, nom de Zeus, pas aujourd’hui.

D’Ginto Nick.

ce texte est passé par l’IA dont je parlerai bientôt.

HARO sur MÉLENCHON

 

Après une campagne de dénigrement systématique menée par les néofascistes, campagne qui a porté ses fruits mais qui est aujourd’hui de plus en plus dénoncée tant elle apparaît grossière et ridicule, une nouvelle attaque prend le relais :
« Mélenchon n’a jamais rien foutu, il ne connaît pas le peuple. »

Si l’on considère que s’engager en politique et exercer des responsabilités publiques ne constitue pas un travail — conseiller municipal, adjoint au maire, conseiller général, sénateur, ministre délégué, député — alors, vous avez raison : Jean-Luc Mélenchon n’a jamais rien foutu.

Si l’on considère que travailler comme correcteur dans une imprimerie, ouvrier dans une usine de montres, employé dans une station-service, surveillant de l’Éducation nationale, maître auxiliaire, professeur de français dans  l’enseignement technique, pigiste ou dessinateur, ce n’est pas travailler, alors, là encore, vous avez raison : Jean-Luc Mélenchon n’a jamais rien foutu.

Son engagement politique commence très tôt : Organisation communiste internationaliste (OCI), Parti socialiste, Parti de gauche, Front de gauche, La France insoumise, NUPES… On peut être en désaccord avec ses idées, mais il est difficile de prétendre qu’il est resté inactif.

À mes yeux, son parcours est plus proche du peuple et de la population que des néofascistes et des défenseurs d’un capitalisme sans limites qui envahissent notre espace public et nous précipitent dans le mur.

À quand une campagne l’accusant de dérives sexuelles ? À force de ne plus trouver d’arguments politiques, certains finiront peut-être par franchir ce pas.

Mesdames, Messieurs les dénigreurs, vous avez peur.

Il n’y a pas que les forêts qui brûlent grâce à vous, capitalistes sans freins. C’est aussi votre propre maison qui crame.

Peur de perdre votre pouvoir, votre poste, votre influence, votre antenne… Votre dénigrement tous azimuts risque bien de finir par se retourner contre vous. C’est, en tout cas, ce que j’espère. Gare a vos fesses, « il arrive souvent que des hommes naturellement bons, quand ils se voient dénigrer par des calomniateurs, n’hésitent pas à se montrer méchants à leur égard » (ESOPE) , et nous en avons eu déjà quelques exemples de la part de Mélenchon.

D’Ginto Nick