Sixième république, vous avez dit sixième république?

Si les années soixante ont marqué la prise de conscience écologique — avec notamment la publication de Silent Spring (« Printemps silencieux ») par Rachel Carson —, alimentée par quelques magnifiques catastrophes :

  • la marée noire du Torrey Canyon ;
  • la marée noire de Santa Barbara (Californie) ;
  • l’incendie de la rivière Cuyahoga (Ohio) ;

c’est à partir des années 1970 que l’on commence à en prendre plein la gueule quand on défile pour protéger la planète.

Si aujourd’hui des forêts disparaissent, si des animaux s’éteignent, si des gens meurent, si des maisons brûlent, combien parmi ces gens, combien parmi ces chasseurs qui fustigent les dirigeants actuels, nous prenaient pour des clowns ou nous cassaient la gueule ?

Aujourd’hui, le retour en arrière est impossible, mais arrêter la progression de la catastrophe reste possible. Possible, mais pas avec ce monde capitaliste qui ne peut exister que par la prédation des milieux naturels et leur destruction.

Commençons par chez nous : le combat est avant tout politique. Et ne nous trompons pas : pour 2027, l’objectif maintenant désuet de simplement battre l’extrême droite n’est plus suffisant.

L’objectif doit être d’euthanasier la Constitution de 1958 : non pas dans la violence, mais en accompagnant démocratiquement la disparition d’un régime arrivé au bout de son cycle, afin de faire naître une nouvelle République.

Sans la réussite de ce projet, autant pisser dans un violon acheté chez Amazon.

Un peu de naïveté, peut-être.

Avant 1958, avant la Deuxième Guerre mondiale, la gauche, pas forcément unie à l’époque, a produit la plupart des grandes avancées sociales.

Depuis 1958, à l’exception des deux septennats de François Mitterrand et du quinquennat de François Hollande — deux présidences issues de la gauche, mais dont les choix et les bilans restent largement discutés à gauche —, la droite a occupé la présidence de la République pendant environ 72 % du temps.

Aidée par la mollesse d’une partie de la gauche, elle s’emploie à détricoter ces acquis et glisse progressivement vers l’extrême droite.

Les enjeux de la présidentielle ne sont même pas un enjeu financier direct : les finances des partis sont alimentées par les voix obtenues aux législatives, par le nombre d’élus… Alors arrêtons les conneries.

Mon camarade François m’a remis entre les mains un tract du PC. C’est à pleurer : toujours les mêmes thèmes, le même vocabulaire, les mêmes propositions. Comment Roussel peut-il encore être entendu aujourd’hui ?

Il faut nous unir dans un but précis : faire élire une ou un candidat porteur d’un projet de Sixième République, avec une assemblée constituante et l’installation d’une nouvelle République.

Tondelier, Faure, Roussel, Glucksmann, Ruffin, Autain… arrêtez vos conneries. Ne soyez pas les fossoyeurs de la gauche et de la planète.

Vous me direz ce que vous voulez, mais pour cet objectif, aujourd’hui, il n’y a qu’un homme capable de le porter : Mélenchon.

Les résultats du premier tour de la présidentielle de 2022 sont éclairants : Jean-Luc Mélenchon, avec 21,95 % des voix, était le troisième homme, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, et devant tous les autres candidats.

Il ne lui manquait que 1,20 point pour dépasser Marine Le Pen et accéder au second tour.

Les voix de gauche dispersées entre Yannick Jadot (4,63 %), Fabien Roussel (2,28 %), Anne Hidalgo (1,75 %), Philippe Poutou (0,77 %) et Nathalie Arthaud (0,56 %) représentaient largement plus que cet écart.

Le programme L’Avenir en commun, dont il est le dépositaire, est le seul programme construit autour de cette idée de Sixième République.

Et aujourd’hui, je ne vois que Mélenchon qui a obtenu près de 22 % des voix à la dernière présidentielle — homme rompu à la politique, tribun, cultivé, homme de débat, connaissant bien ses dossiers, capable de le porter.

Le temps de faire valoir ses différences sera celui de la Constituante, des législatives ou de tout système permettant une véritable représentation de la population.

Mais, nom de Zeus, pas aujourd’hui.

D’Ginto Nick.

J’ai gardé votre architecture et votre ton. La seule modification importante est donc le passage électoral, qui correspond maintenant exactement à l’argument que vous vouliez développer.

HARO sur MÉLENCHON

 

Après une campagne de dénigrement systématique menée par les néofascistes, campagne qui a porté ses fruits mais qui est aujourd’hui de plus en plus dénoncée tant elle apparaît grossière et ridicule, une nouvelle attaque prend le relais :
« Mélenchon n’a jamais rien foutu, il ne connaît pas le peuple. »

Si l’on considère que s’engager en politique et exercer des responsabilités publiques ne constitue pas un travail — conseiller municipal, adjoint au maire, conseiller général, sénateur, ministre délégué, député — alors, vous avez raison : Jean-Luc Mélenchon n’a jamais rien foutu.

Si l’on considère que travailler comme correcteur dans une imprimerie, ouvrier dans une usine de montres, employé dans une station-service, surveillant de l’Éducation nationale, maître auxiliaire, professeur de français dans  l’enseignement technique, pigiste ou dessinateur, ce n’est pas travailler, alors, là encore, vous avez raison : Jean-Luc Mélenchon n’a jamais rien foutu.

Son engagement politique commence très tôt : Organisation communiste internationaliste (OCI), Parti socialiste, Parti de gauche, Front de gauche, La France insoumise, NUPES… On peut être en désaccord avec ses idées, mais il est difficile de prétendre qu’il est resté inactif.

À mes yeux, son parcours est plus proche du peuple et de la population que des néofascistes et des défenseurs d’un capitalisme sans limites qui envahissent notre espace public et nous précipitent dans le mur.

À quand une campagne l’accusant de dérives sexuelles ? À force de ne plus trouver d’arguments politiques, certains finiront peut-être par franchir ce pas.

Mesdames, Messieurs les dénigreurs, vous avez peur.

Il n’y a pas que les forêts qui brûlent grâce à vous, capitalistes sans freins. C’est aussi votre propre maison qui crame.

Peur de perdre votre pouvoir, votre poste, votre influence, votre antenne… Votre dénigrement tous azimuts risque bien de finir par se retourner contre vous. C’est, en tout cas, ce que j’espère. Gare a vos fesses, « il arrive souvent que des hommes naturellement bons, quand ils se voient dénigrer par des calomniateurs, n’hésitent pas à se montrer méchants à leur égard » (ESOPE) , et nous en avons eu déjà quelques exemples de la part de Mélenchon.

D’Ginto Nick