allo maman bobo

 

D’aucuns s’étonnent de quelques propos que j’ai publiés récemment, mais vous comprendrez mieux quand je vous aurai dit :

La trilogie de ce qui a façonné ma vie :

Aimer, tout et surtout l’autre, celui qui n’est pas de la même couleur que moi, celui qui a une religion, celui qui est bête comme ses pieds, celui qui est bon. Aimer et pardonner, non sans punir.

Apprendre, de l’autre et de moi, de l’animal, de la planète, et admettre l’éphémère, l’obsolescence, quand elles sont naturelles et qu’elles nous sauvent de l’étouffement, de la routine.

Détester, haïr, quel mot pour dénoncer l’incommensurable souffrance qui illustre le genre humain ?

Sur l’échelle de la souffrance arrive en tête, sur l’échelle de maux forts, la souffrance des enfants, que nous, adultes, sommes censés protéger, soutenir, puis celle des femmes, humiliées, marginalisées pendant des décennies et souvent encore, puis la souffrance masculine, puis animale.

N’oublions pas la souffrance de la planète, qui s’exprime de plus en plus violemment.

La souffrance des uns, des autres, des anciens, des contemporains emplit ma tête, hydrocéphale de la souffrance, les larmes toujours prêtes à jaillir. Il faut que j’entrouvre le barrage, de temps en temps.

Je me contente de l’histoire. La souffrance contemporaine, ai-je besoin de la raconter ?

La souffrance n’est pas que physique, la preuve : je vais bien et je n’ai pas mal.

J’ai mal aux sentiments.

J’ai mal aux idées.

D’Ginto Nick

Les grandes manoeuvres, Gérard Philippe

 

Vous aurez vous-même corrigé, ce n’est pas Gérard Philippe, mais Edouard Philippe.

Je n’ai pas le temps de me relire, donc excusez les fautes.

Les instituts de sondages, bien sûr indépendants du pouvoir politique, du pouvoir financier, du Medef, sont à la manœuvre.

Ces instituts qui se plantent d’élections en élections nous font une démonstration irréfutable.

Devant l’horrible danger, danger qui s’accentue, de voir Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour, on s’intéresse essentiellement au deuxième tour et on nous présente le duel Mélenchon-Le Pen comme une victoire écrasante du RN ?

Pas du tout, la tactique est plus fine et, pour faire bonne mesure, on fait appel à la mémoire de Charles Pasqua, un grand homme politique intègre :

« Au premier tour, on choisit, et au second tour, on élimine. »

Phrase bien sûr complètement idiote, vu le déroulement des élections.

La phrase devrait être : « Au premier tour, on indique ses préférences, sans grand espoir pour beaucoup, ou on s’abstient ; au deuxième tour, on élimine, on choisit ou on s’abstient. »

La théorie développée par un chantre des sondages est qu’au deuxième tour les Français ne revoteront pas pour le RN (68 %), mais contre Mélenchon (32 %) ?

Il ne tire pas d’autres conclusions, mais donne en gros à réfléchir : « À quoi sert donc de ne pas voter pour Édouard Philippe au premier tour ? »

Cet après-midi, le Medef déguisé en REF organise avec TF1 un débat entre sept candidats à la présidentielle ou pas. LCI, 16 h 45 (?) Bravo pour le service public, vous savez, ces chaînes elles aussi indépendantes du pouvoir politique, financier et patronal.

Bref, encore une illustration de la mainmise des néofascistes sur les médias.

Mais j’exhorte Mélenchon à se faire le chantre de la Sixième République de L’Avenir en commun et à ne pas suivre le schéma que tentera d’imposer Amélie Carrouër, présentatrice totalement indépendante, comme son mari, directeur de l’info de TF1.

Vas-y, Jean-Luc, bouscule-les, ou plutôt ignore-les. Développe tout ce qui peut rapprocher les Français de la Sixième République issue d’une Assemblée constituante populaire. Laisse-les s’empêtrer dans la destruction du modèle social qui, s’il n’est pas parfait, est unique au monde et perfectible.

D’Ginto Nick